Shorts defs
Bib de l'ombre
- De quoi parle t'on quand on parle de bibliothèque de l'ombre ?
- De la diffusion de livres et d'articles numérisées dans des fichiers...
. puis distribués illégalement :
( gratuitement, sans rétribuer leurs auteurs.autrices et maisons d'édition )
, via des sites web proposant différents filtres / moteurs de recherche / mise en avant de ces fichiers accessibles au téléchargement.
Numériser
: Numérisés : càd, que le contenu des pages est converti en un ensemble d'éléments
Les lettres et espaces en simples coordonnées vectorielles
, en points, formant les mots et espaces entre eux ((Marie, def)) ((img)),
... des creux et des pleins, agencés pour reconstituer le contenu du livre d'origine.
- Ces données agencées sont ensuite enregistrées sous la forme de fichiers :
- ebook/epub ou pdf qui encapsulent le contenu facile à échanger sur les réseaux.
- R/
- Numériser, càd, qu'on réduit la taille du livre
... en ne gardant du support d'origine (souvent "papier")...
... que le contenu textuel, sous une forme simplifiée - sont conservés
- les sauts de ligne
- mais aussi les images
- la mise en forme du texte
- les notes de bas de page
- les tables des matières
On diminue ainsi la définition du livre
( définition au sens de quantité de points contenus sur une surface )
C/ on essentialise l'objet livre, ce qui fait d'un livre un livre ( son onthologie )
... qu'on réduit à un "état liquide" le contenu..
... qui s'adaptera à la taille/aux dimensions du support==écran.
... On obtient un élément "livre" unifié qui, comme le web, induit d'autres rapports de production et de diffusion des contenus.
O/ Cette conversion du papier analogique au support numérique pose divers problèmes
( quant à savoir ce qu'est un livre et un contenu , comment le diffuser)
/mais/ aussi d'autres soucis dûs aux dépendances propres aux technologies numériques, d'autre externalités négatives que le livre papier.
conversion analogique -> numérique ( résumé )
En réduisant la définition des objets en bits stockés sur des serveurs l'information numérisée est bien plus "légère" et peut ainsi passer dans les tuyaux du réseau.
On peut par EX/ tenir dans notre poche une bibliothèque universitaire entière ( l'unité livre étant réduite à son contenu et un point d'entré (index) numérique ).
L'informatique et numérisation du monde faisaient la promesse d'une dématérialisation de nombreuses activités humaines supportées sur papier :
- livres et documentaiton administrative ;
- la réduction massive du courrier :
==> des effets à priori positifs pour l’environnement.
DARKcloud
NO CLOUD + DNS / URLS
Or, Il n'y a pas en soi de "cloud", de nuage
Et une large anthropologie techno-critique s'est employée à le démystifier cette image..
.. faisant sortir l'infrastructure réseau/Internet du champ du réel objectifiable, cernable et criticable, matériellement inscrit sur le territoire : bien réel et conséquent.
Or On a tôt fait de le penser/ressentir comme une chose étant là,
, comme naturelle, allant de soi,
, sans extrémité, sans dehors..
... car nous baignons à l’intérieur de cette technologie qui nous traverse.
- Un slogan politique résume la supercherie de ce terme évanescent ((img)) :
- "il n'y a pas de cloud, c'est juste l'ordinateur/le serveur d'un autre personne".
Le contenu est bien localisé quelque part ( aux extréimités du réseau sur la terre ferme )
, dans un lointain auquel on accède via des URL, des adresses mnémotechniques pour les humains, qui, via un DNS ((img)), redirigent nos requêtes vers le serveur identifiés grâce à son adresse numérique unique : son adresse IP (qui peut changer mais qui est alors mise à jour sur le DNS).
C/ Index ultime ?
D'une certaine façon, avant tout, Internet et surtout le web, est le très large index de milliards de pages distribuées à travers le monde par des serveurs.
24/7 access fulltime
Souvent ces serveurs sont maintenus éveillés par des entreprises de stockage installées aux périphéries de nos urbnaités/villes, puis de plus en plus en leur cœur, suivant les nervures d'une architecture réseautique mondialisée ((img)), formant des hubs, des nœuds de convergences stratégique (tel Marseille).
Des data-centers qui sont de vrais usines énergivores, autonomes en cas de panne, surveillées par de nombreux capteurs thermiques et d'humidité, aseptisés, détestant eux-aussi tout liquide/humidité et organismes vivants ((img gw serveurs)).
- L'énergie consommée en permanence répond à une des promesses d'Internet :
- sa connectivité ininterrompue, 24/7 ((img book)).
- Une promesse d'infini quasi intenable dans un monde aux ressources finies. L'accessibilité permanente repose sur une large agentivité d'acteurs, humains/machines, et requière au préalable l'extraction de nombreuses ressources minières, métaux rares et ressources combustibles
- un accaparement géopolitique extractiviste.
Le livre analogique abat des ressources naturelles, mais, en soi, une fois produit, le support livre peut résister au temps (s'il est bien conservé dans la collection de nos bibliothèques), on se l'échange de main à la main, de bouche à oreille, sur le conseil d'un.une bibliothéquère. On peut l'acheter, où l'aquérir illégalement, en quelques clics sur une bibliothèque de l'ombre, un serveur. Les couts sont diférents.
Self-cloud / Alt-web / CopyWar
R/ I) coûts /VS/ dream
Quand on parle du cloud, on veut évoquer un lointain que tous les humains pourraient voir depuis la terre, accessibles à toustes, et que les regards reliraient. Le nuage n'est pas neutre, il a sa propre part d'ombre, ses propres externalités négatives.
Self_host + RASP
On peut sinon réver d'un cloud maison, homebrew, auto-hébergé sur des Raspbberypi ((img)) par exemple, Mais là encore il n'est pas sûr que ces "micro-ordinateurs" soient si écologiquement viables. Les data-centers optimisent leurs circuits de refroidissement, sont placés aux bords des pôles et bientôt dans l'espace (ou sous la mer) ((img)). Pas sûr que mon Rasberypi résiste aussi aux millions de requêtes que savent gérer des serveurs à grands débits de population.
Jardins numériques
- On pourrait aussi réver des "Jardins numériques" ((img)), espaces de germination de nos carnets de recherche, ouverts en lecture au reste du web plutôt que gardés secrets tout le long du processus de création/doute :
- à une reprise de nos espaces de publication que nous gérerions nous-même, prenant à notre propre charge les externalités d'un cloud tenu dans nos mains ;
; un cloud relocalisé, produit par et pour nous-même, bibliothèques ouvertes de nos recherche en "open access".
Décentralised Web + @AAron_Swartz span>
Un autre web est possible, moins centralisé grâce aux serveurs con.fédérés ( fedivers ) ((img)) et aux flux RSS ((img)), eux inventés (entre autres) par @Aaron_Swartz ((img)), égérie militante des années 2000, prônant le maintient d'un web libre, autogéré, décentraliste.
Il a malhereusment mis fin a ses jours après avoir été condamné pour avoir détourné des tera-octets ((img datas)) de données numériques ((img flag)), injustement retenues selon lui derière des paywall ((noimg)), limitant la libre circulation de connaissances humainement produites, fruit de la recherche d'universitaire et chercheureuses.
Paywall :
faire payer l'accès span>
- Un paywall ((img)) désigne des murs payants qui limitent l'accès des données (ici des articles, pour grand nombre aillant basculé dans le domaine public).
- Des murs limitant l'accès au savoir cloisoné artificiellement/logiciellement
rarifiant un accès rendu tarifiable et apropriable par ces hubs/plateformes (???names) ((img))...
... le tout à l'encontre la libre circulation du savoir et, avec elle, d'un certain idéal du web comme transmetteur démocratique du savoir accessible par toustes
( y compris pour les populations défavorisées ou colossalement spoliées du Sud global ).
AAronSwartz + ouverture def. SL ( suite )
Se connectant directement au serveur physique de son université, @Aaron_Swartz exfiltrait les ouvrages/articles numériquement retenus derière les paywall. Les universités s'abonnent de fait à de nombreux bouquets d'abonnement (pour accéder aux ressoruces dont l'acces est rendu payant) pour que les étudiants.étudiantes y accèdent et nourrissent leur recherche/propos. Le vol ici était caractérisé à l'encontre du jeune Aaron Swartz, pas à l'encontre du mécanisme d'enfermement propriétaire mis en place par ces plateformes. Le vol, ici est celui qui s'attaque à la propriété des aillants droits certes, mais moins à l'encontre des entreprises qui ont la bonne ruse capitalistique d'en tirer profit. [C1]
Backlash
Les moyens, l'illégalité est discutable et les pouvoirs politiques privés-publics ont opéré un fort backlash contre les initiatives radicalement libristes, ici à l'encontre d'un militant reconnu, plus tard à l'encore d'une bibliothèque de l'ombre tel Wikileaks.
La guerre aujourd'hui est toujours menée contre les bibliothèques de savoir qui mettent à disposition des livres numériques "piratés" ((add def Marie)) car rendus accessibles gratuitement sans l'accord de leurs propriétaires productifs, nécessiteux certes de retours sur investissement, celui des auteurs et autrices, des designers et graphistes, des chaînes de distribution et toutes les librairies qui font vivre et rendent accessible ces objets de culture, réels concentrés d'intelligence (relative à la qualité de l'œuvre).
Mais, en priver l'accès à des populations qui n'ont pas les moyens, faute de revenus suffisants, pour multiples raisons ( qui peuvent être celles aussi de travailler pour un revenu, un salaire ) prive leur intelligence d'un accès émancipateur du savoir qui, à mon sens, ne devrait pas être le seul privillège des populations aisées, qu'aux seuls individus capables financièrement. [C1]
(re) paywall make money -- consumables // Rivalité
Un autre argument en faveur du piratage est celui que les biens numériques ainsi échangés gagnent en valeur symbolique et culturelle à être diffusés, connus, via d'autres réseaux. L'ouvrage n'est pas "consumable", en soi, le partager ne supprime pas l'objet en lui-même, ne détruit pas le livre comme c'est le cas pour d'autres biens consumables, qui une fois consommés ne peuvent l'être à nouveau.
En économie on parle de "non rivalité", l'objet continu d'être accessible autant de fois qu'on le souhaite, c'est le cas des ebooks, des films en streamings, qui, sans restriction DRM/abonnement (dont les paywalls qu'on vient d'aborder), ne détruisent pas le fichier, ne l'abiment ( même en le regardant 1000fois ).
C'est l'une des propriétés du numérique qui redéfinit les modalités marchandes des bien culturels non réduits à leur localité unique, en tant qu'objet unique, auquel on peut facilement réduire l'accès, le conditionner par un achat. [ redite Paywalls ]
Il y a par contre une rivalité sur les "consumables" qui, une fois consommés, deviennent plus rares et doivent être achetés/commandés de nouveau (pour résoudre cette rareté).
Open Code / autres enjeux ... HS
On retrouve le même argument en faveur d'un logiciel libre auditable, lisible par toustes, et l'avantage d'une telle transparence, d'un accès au code source. La qualité du code soumis aux critiques ouvertes est à priori renforcé par cette mise en commun. Mais il s'agit d'un autre marché, qui repose sur d'autres modalités rétributions, parfois intenables pour les devellopeur.euses (maintenant un bout de logiciel bénévolement, utilisé par toute une industrie) ((img)). Le code n'a pas non plus le même statut social que la littérature ou la recherche, les mêmes précarités et rapports de force productivistes ; pour être utilisable et modifiable le code exécutable est souvent documenté et accompagné d'une licence ( droits d'usage l'accompagnent ) : c'est un choix personnel des devellopeur.euses que de choisir des models libres sans licence restrictive, un idéal engageant d'autres ressources et investissements que la chaîne de production du livre. En outre, un logiciel gratuit peut être financé (par des grands groupes ou par les usagers), certains comme on l'a dit sont indispensables/critiques pour l'écosystème de l'industrie du development informatique mondial. Microsoft/Google ont d'ailleurs mis la main base sur les réservoir de code et finance très largement les initiatives du logiciel libre dont elles tirent de nombreux bénéfices indirectes.


