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2026-03-08 10:42

Shadow libraries cours

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monoskop

Shorts defs

Bib de l'ombre

De quoi parle t'on quand on parle de bibliothèque de l'ombre ?
De la diffusion de livres et d'articles numérisées dans des fichiers...
. puis distribués illégalement :
( gratuitement, sans rétribuer leurs auteurs.autrices et maisons d'édition )
, via des sites web proposant différents filtres / moteurs de recherche / mise en avant de ces fichiers accessibles au téléchargement.

Numériser

: Numérisés : càd, que le contenu des pages est converti en un ensemble d'éléments
Les lettres et espaces en simples coordonnées vectorielles
, en points, formant les mots et espaces entre eux ((Marie, def)) ((img)),
... des creux et des pleins, agencés pour reconstituer le contenu du livre d'origine.

Ces données agencées sont ensuite enregistrées sous la forme de fichiers :
ebook/epub ou pdf qui encapsulent le contenu facile à échanger sur les réseaux.
R/
Numériser, càd, qu'on réduit la taille du livre
... en ne gardant du support d'origine (souvent "papier")...
... que le contenu textuel, sous une forme simplifiée
sont conservés
- les sauts de ligne
- mais aussi les images
- la mise en forme du texte
- les notes de bas de page
- les tables des matières

On diminue ainsi la définition du livre
( définition au sens de quantité de points contenus sur une surface )
C/ on essentialise l'objet livre, ce qui fait d'un livre un livre ( son onthologie )
... qu'on réduit à un "état liquide" le contenu..
... qui s'adaptera à la taille/aux dimensions du support==écran.
... On obtient un élément "livre" unifié qui, comme le web, induit d'autres rapports de production et de diffusion des contenus.

O/ Cette conversion du papier analogique au support numérique pose divers problèmes
( quant à savoir ce qu'est un livre et un contenu , comment le diffuser)
/mais/ aussi d'autres soucis dûs aux dépendances propres aux technologies numériques, d'autre externalités négatives que le livre papier.

conversion analogique -> numérique ( résumé )

En réduisant la définition des objets en bits stockés sur des serveurs l'information numérisée est bien plus "légère" et peut ainsi passer dans les tuyaux du réseau.
On peut par EX/ tenir dans notre poche une bibliothèque universitaire entière ( l'unité livre étant réduite à son contenu et un point d'entré (index) numérique ).

L'informatique et numérisation du monde faisaient la promesse d'une dématérialisation de nombreuses activités humaines supportées sur papier :

  • livres et documentaiton administrative ;
  • la réduction massive du courrier :

==> des effets à priori positifs pour l’environnement.

DARKcloud

NO CLOUD + DNS / URLS

Or, Il n'y a pas en soi de "cloud", de nuage
Et une large anthropologie techno-critique s'est employée à le démystifier cette image..
.. faisant sortir l'infrastructure réseau/Internet du champ du réel objectifiable, cernable et criticable, matériellement inscrit sur le territoire : bien réel et conséquent.
Or On a tôt fait de le penser/ressentir comme une chose étant là,
, comme naturelle, allant de soi,
, sans extrémité, sans dehors..
... car nous baignons à l’intérieur de cette technologie qui nous traverse.

Un slogan politique résume la supercherie de ce terme évanescent ((img)) :
"il n'y a pas de cloud, c'est juste l'ordinateur/le serveur d'un autre personne".
Le contenu est bien localisé quelque part ( aux extréimités du réseau sur la terre ferme )
, dans un lointain auquel on accède via des URL, des adresses mnémotechniques pour les humains, qui, via un DNS ((img)), redirigent nos requêtes vers le serveur identifiés grâce à son adresse numérique unique : son adresse IP (qui peut changer mais qui est alors mise à jour sur le DNS).

C/ Index ultime ?

D'une certaine façon, avant tout, Internet et surtout le web, est le très large index de milliards de pages distribuées à travers le monde par des serveurs.

24/7 access fulltime

Souvent ces serveurs sont maintenus éveillés par des entreprises de stockage installées aux périphéries de nos urbnaités/villes, puis de plus en plus en leur cœur, suivant les nervures d'une architecture réseautique mondialisée ((img)), formant des hubs, des nœuds de convergences stratégique (tel Marseille).
Des data-centers qui sont de vrais usines énergivores, autonomes en cas de panne, surveillées par de nombreux capteurs thermiques et d'humidité, aseptisés, détestant eux-aussi tout liquide/humidité et organismes vivants ((img gw serveurs)).

L'énergie consommée en permanence répond à une des promesses d'Internet :
sa connectivité ininterrompue, 24/7 ((img book)).
Une promesse d'infini quasi intenable dans un monde aux ressources finies. L'accessibilité permanente repose sur une large agentivité d'acteurs, humains/machines, et requière au préalable l'extraction de nombreuses ressources minières, métaux rares et ressources combustibles
un accaparement géopolitique extractiviste.

Le livre analogique abat des ressources naturelles, mais, en soi, une fois produit, le support livre peut résister au temps (s'il est bien conservé dans la collection de nos bibliothèques), on se l'échange de main à la main, de bouche à oreille, sur le conseil d'un.une bibliothéquère. On peut l'acheter, où l'aquérir illégalement, en quelques clics sur une bibliothèque de l'ombre, un serveur. Les couts sont diférents.

Self-cloud / Alt-web / CopyWar

R/ I) coûts /VS/ dream

Quand on parle du cloud, on veut évoquer un lointain que tous les humains pourraient voir depuis la terre, accessibles à toustes, et que les regards reliraient. Le nuage n'est pas neutre, il a sa propre part d'ombre, ses propres externalités négatives.

Self_host + RASP

On peut sinon réver d'un cloud maison, homebrew, auto-hébergé sur des Raspbberypi ((img)) par exemple, Mais là encore il n'est pas sûr que ces "micro-ordinateurs" soient si écologiquement viables. Les data-centers optimisent leurs circuits de refroidissement, sont placés aux bords des pôles et bientôt dans l'espace (ou sous la mer) ((img)). Pas sûr que mon Rasberypi résiste aussi aux millions de requêtes que savent gérer des serveurs à grands débits de population.

Jardins numériques

On pourrait aussi réver des "Jardins numériques" ((img)), espaces de germination de nos carnets de recherche, ouverts en lecture au reste du web plutôt que gardés secrets tout le long du processus de création/doute :
à une reprise de nos espaces de publication que nous gérerions nous-même, prenant à notre propre charge les externalités d'un cloud tenu dans nos mains ;
; un cloud relocalisé, produit par et pour nous-même, bibliothèques ouvertes de nos recherche en "open access".

Décentralised Web + @AAron_Swartz

Un autre web est possible, moins centralisé grâce aux serveurs con.fédérés ( fedivers ) ((img)) et aux flux RSS ((img)), eux inventés (entre autres) par @Aaron_Swartz ((img)), égérie militante des années 2000, prônant le maintient d'un web libre, autogéré, décentraliste.

Il a malhereusment mis fin a ses jours après avoir été condamné pour avoir détourné des tera-octets ((img datas)) de données numériques ((img flag)), injustement retenues selon lui derière des paywall ((noimg)), limitant la libre circulation de connaissances humainement produites, fruit de la recherche d'universitaire et chercheureuses.

Paywall :

faire payer l'accès

Un paywall ((img)) désigne des murs payants qui limitent l'accès des données (ici des articles, pour grand nombre aillant basculé dans le domaine public).
Des murs limitant l'accès au savoir cloisoné artificiellement/logiciellement
rarifiant un accès rendu tarifiable et apropriable par ces hubs/plateformes (???names) ((img))...
... le tout à l'encontre la libre circulation du savoir et, avec elle, d'un certain idéal du web comme transmetteur démocratique du savoir accessible par toustes
( y compris pour les populations défavorisées ou colossalement spoliées du Sud global ).

AAronSwartz + ouverture def. SL ( suite )

Se connectant directement au serveur physique de son université, @Aaron_Swartz exfiltrait les ouvrages/articles numériquement retenus derière les paywall. Les universités s'abonnent de fait à de nombreux bouquets d'abonnement (pour accéder aux ressoruces dont l'acces est rendu payant) pour que les étudiants.étudiantes y accèdent et nourrissent leur recherche/propos. Le vol ici était caractérisé à l'encontre du jeune Aaron Swartz, pas à l'encontre du mécanisme d'enfermement propriétaire mis en place par ces plateformes. Le vol, ici est celui qui s'attaque à la propriété des aillants droits certes, mais moins à l'encontre des entreprises qui ont la bonne ruse capitalistique d'en tirer profit. [C1]

Backlash

Les moyens, l'illégalité est discutable et les pouvoirs politiques privés-publics ont opéré un fort backlash contre les initiatives radicalement libristes, ici à l'encontre d'un militant reconnu, plus tard à l'encore d'une bibliothèque de l'ombre tel Wikileaks.

La guerre aujourd'hui est toujours menée contre les bibliothèques de savoir qui mettent à disposition des livres numériques "piratés" ((add def Marie)) car rendus accessibles gratuitement sans l'accord de leurs propriétaires productifs, nécessiteux certes de retours sur investissement, celui des auteurs et autrices, des designers et graphistes, des chaînes de distribution et toutes les librairies qui font vivre et rendent accessible ces objets de culture, réels concentrés d'intelligence (relative à la qualité de l'œuvre).
Mais, en priver l'accès à des populations qui n'ont pas les moyens, faute de revenus suffisants, pour multiples raisons ( qui peuvent être celles aussi de travailler pour un revenu, un salaire ) prive leur intelligence d'un accès émancipateur du savoir qui, à mon sens, ne devrait pas être le seul privillège des populations aisées, qu'aux seuls individus capables financièrement. [C1]

(re) paywall make money -- consumables // Rivalité

Un autre argument en faveur du piratage est celui que les biens numériques ainsi échangés gagnent en valeur symbolique et culturelle à être diffusés, connus, via d'autres réseaux. L'ouvrage n'est pas "consumable", en soi, le partager ne supprime pas l'objet en lui-même, ne détruit pas le livre comme c'est le cas pour d'autres biens consumables, qui une fois consommés ne peuvent l'être à nouveau.
En économie on parle de "non rivalité", l'objet continu d'être accessible autant de fois qu'on le souhaite, c'est le cas des ebooks, des films en streamings, qui, sans restriction DRM/abonnement (dont les paywalls qu'on vient d'aborder), ne détruisent pas le fichier, ne l'abiment ( même en le regardant 1000fois ).
C'est l'une des propriétés du numérique qui redéfinit les modalités marchandes des bien culturels non réduits à leur localité unique, en tant qu'objet unique, auquel on peut facilement réduire l'accès, le conditionner par un achat. [ redite Paywalls ]
Il y a par contre une rivalité sur les "consumables" qui, une fois consommés, deviennent plus rares et doivent être achetés/commandés de nouveau (pour résoudre cette rareté).

Open Code / autres enjeux ... HS

On retrouve le même argument en faveur d'un logiciel libre auditable, lisible par toustes, et l'avantage d'une telle transparence, d'un accès au code source. La qualité du code soumis aux critiques ouvertes est à priori renforcé par cette mise en commun. Mais il s'agit d'un autre marché, qui repose sur d'autres modalités rétributions, parfois intenables pour les devellopeur.euses (maintenant un bout de logiciel bénévolement, utilisé par toute une industrie) ((img)). Le code n'a pas non plus le même statut social que la littérature ou la recherche, les mêmes précarités et rapports de force productivistes ; pour être utilisable et modifiable le code exécutable est souvent documenté et accompagné d'une licence ( droits d'usage l'accompagnent ) : c'est un choix personnel des devellopeur.euses que de choisir des models libres sans licence restrictive, un idéal engageant d'autres ressources et investissements que la chaîne de production du livre. En outre, un logiciel gratuit peut être financé (par des grands groupes ou par les usagers), certains comme on l'a dit sont indispensables/critiques pour l'écosystème de l'industrie du development informatique mondial. Microsoft/Google ont d'ailleurs mis la main base sur les réservoir de code et finance très largement les initiatives du logiciel libre dont elles tirent de nombreux bénéfices indirectes.

La peur de la perte :

livres perdus, stoques épuisés, non ré-édités

Quant aux livres qui manquent, rebus non rentables, dé-publiés, oubliés, non réédités, disparus, l'archivistique des bibliothèques, dites "de l'ombre" ( sous-entendues illicites / clandestines ), officient comme rouage essentiel d'un ultime accès / de dernier recours. En rendant de nouveaux accessibles ces ressources/livres sinon perdu.es (ces potentiels lost-médias) elles remplissent une mission louable, sans faire de tord aux aillants droits (qui ne recoivent plus de retrour sur investissment / ont abandonné ces ressources).

MoW

C'est davantage le projet Memoryoftheworld, ou Ubuweb qui à travers leurs catalogues curatés par des bibliothécaires du web (https://monoskop.org/Public_Library_/_Memory_of_the_World, redonnent vie par l'intelligence de leurs rayonnages, à des œuvres oubliées/méconues ((img)). Ces espaces de sauvegarde sont aussi une réponse optimiste face au risque de perte et d'anéantissement, dont l'image des autodafés n'est pas étteinte. Aux États-Unis, le régime fasiste réactionnaire interdit des livres d'accès et diffusion, que certaines librairies rangent aujourd'hui dans la catégorie "baned books" ((img)), livres bannis pour leur caractère sociologique, rapportant/proposant des réits diférents de celui de celui que tentent d'imposer les conservateurs, fatigués/outrés de la dissonance que ces thèses propagent/consolident (à l'encontre de leurs prétendus récits unifiés).

Clandestinité d'intérêt général

Une survivance archivistique ((img)) se met en place pour garder ces points d'entrée du savoir accessibles en ligne malgré la censure, interdits puis disparus des bibliothèques analogiques. Dans ce contexte, l'activité des bibliothèques de l'ombre prend une autre signification que celle d'une transgression du droit d'auteur. Elles remplissent dès lors une fonction sociale plus légitime. La spoliation des pirates à l'encontre des navires marchands des maisons d'édition, devient un moyen de faire survivre les œuvres mais, pour autant, les maisons d'édition et les auteur.ices qu'elles défendent sont frontalement attaquées. À terme, cette censure réduit l'existence même de ces contenus interdits de circulation sur les marchés officiels, à terme les pirates et leurs marchés parallèles sont eux-aussi privés de ces contenus interdits ( dont il.elles sont tributaires : pas de piratage sans bateau à piller ).

Internet Archive :

Emergency Library

La clandestinité qui s'organise en sous-terrain, en maquis, sont attaqués par les appareils judiciaires et se défendent/résistent par de nombreux moyens techniques. Les bibliothèques de l'ombre, par leurs transgressions à d'autres modalités d'échange. Ca avait été le cas du projet de Bibliothèque d'urgence mise en place par l'Internet Archive durant le COVID, et qui, temporairement transgresse la Doctrine_de_la_première_vente (qui autorise le prêt de livres en quantité égale de se qu'on en possède, principe appliqué en bibliothèque). Ouvrant les vannes du téléchargement illimité à leurs livres numriques, l'Internet Archive bascule dans l'illégalité que les aillant droit ne laisseront pas passer.

Leaks hubs

Plus largement, ces espaces de mise à disposition d'information, répondent à l'idéal absolutiste d'Internet qui peut être une encyclopédie géante, retrouvant tous les savoirs d'hier et qu'une actualité de l'art redéfinie, elle peut aussi aller plus loin dans l'archivistique du présent, rendre compte/révéler comment le monde lui-même fonctionne.

Quand Wikileaks ou @Snowden puis les Offshores_leaks et plus récement les Epstein_Files, donnent accès à des données illégalement aquises et diffusées, les sources à l'origine de ces exfiltrations, des hommes et femmes (et autres), transgressent les autorisations (et droits) de diffusion de ces données. En rendant ces ressources accessibles au plus grand nombre, ielles trahissent souvent une promesse initiale que ces informations resteront hors de la sphère publique (censées rester privées/secrètes par les entrerpises qui les ont initialement produites, au sein d'architectures du secret, tributaire de ce secret pour prospérer/exister en dehors de la critique publique). La transgression des lanceurs.euses d'alerte opère car ces agent.es ont saisi l'importance que ces données "sortent au grand jour", soient soumises à la critique collective, redevenant un bien commun. Transparentistes ielles permettent d'accéder et de comprendre des agissements criminels.

Nous faisons ici "glisser" la notion de la "bibliothèque de l'ombre" vers une autre acception : celle d'une librairie (library) de documents relatant des faits histoiriques. Via des échanges mails et slides de présentation, on peut comprendre, par ces traces numériques, le langage devient programatique produisant des effets executifs : donnant des ordres et contre-ordres en vue de créer des effets divers. C'est du code politique, qui fera financer certains programmes, autorisera des activités transgressant le droit/la justice (légitime, aquise de droit), l'outrepassent, en toute impunité que le secret permet.
R/ Cette acception élargie de "bibliothèque" au sens logiciel (library) renvoit plus à la nature des documents produits en secret et à leur diffusion échappant à son cadre légal d'origine.

Multiples SL

Rendre l'information libre, le savoir accessible est une lutte. Les bibliothèques de l'ombre s'enrichissent pour certaines sur le dos des ayants droit et auteurs.autrices, c'est ce qui avait été reproché à @Z_library tombée en ((???)). D'autres, davantage curatoriales mettent en avant la survivance d'œuvres sinon disparues, c'est davantage le cas de @MoW ou @Ubuweb, mines cuturelles d'une archivisitque moins attaquée car leur action rend explicitement ces ressources culturelles marfinalisée/exclues des circtuits de difusion car moins rentables. Des associations humaines technosolutionistes, s'enquièrent également de garder accessibles des ressources comme on l'a dit censurées par l'administration Trump (hoarders, "accumulateurs compulsifs") via entre autres des réseaux d'échange distribués, P2P ou IPFS. D'autres se proposent de décentraliser l'accès à des bibliothèques de l'ombre en mettant en place des métas-moteur de recherche. C'est le cas d'@Anna_Archive, qui en réponse à la chute de @Z_library en ((???)), donne accès à son fond (en partie clonné), ainsi qu'à l'une des plus anciennes bibliothèques de l'ombre, @LibGen.

.TLD ( changer d'identité )

@Anna_Archive est attaquée pour avoir entre autres, aspiré les données d'EANs/ISBNs et meta-données de la plateforme @WorldCat. Le risque pour ces indexs est d'être interdits d'accès suite à des poursuites judiciaires qui rendent ces sites-web inaccessibles (leur URL est défaite des registres DNS, quand on tape leur adresse web, le serveur qui s'y rattache normalement, envoie nos navigateurs dans un trou noir, une adresse inexistante). Aussi, la première ruse pour ces bibliothèques de l'ombre est souvent d'enregistrer leur nom de domaine, leur URL/page d'accueil, sous un autre nom/URL, souvent en changeant leur TLD (.org, devient .li) ; il faudra ainsi d'autres poursuites juridiques attaquant la bibliothèque pour justifier une nouvelle interdiction/censure.

Multiplier / Distribuer :

devenir insaisisable

Elles peuvent aussi migrer vers d'autres modalités d'index et de distribution décentaliste, plus difficile à faire tomber car multipliant les sources/orgines, c'est le cas des solutions P2P/IPFS. Des moyens de transmission de fichiers de personne à personne mais sans interface web/index, qui rend plus facile l'accès aux livres numriquées. Tout le monde peut héberger une partie ou totalités des fichiers de ces giga bases de données, les diffuser via des protocoles P2P, d'ordinateur à ordinateur. Dès lors ces indexes ne donnent plus acces aux fichiers eux mêmes mais à des fichiers intermédiaires répertoriant les sources (ordinateurs diffuseurs) mettant à disponibilité telle ressource/fichier numrique. Là encore les gouvernenemtns peuvent interdire l'accès à ces indexes.

Darknets :

réseaux résistants aux attaques

Une autre solution est de dissimuler plus fortement les serveurs de données, rendant toujours accès aux fichiers piratés, mais cette fois sur des serveurs dont l'adresse en .onion dissimule l'origine située des serveurs dissimulées sur le réseau. On les génère à la volée, gratuitement depuis le serveur qui va être accessible via cette adresse .onion. Ces services sont dits "cachés" via le reseau Tor, un protocole qui dissimule en effet l'adresse IP à laquelle une URL nous renvoit et avec elle l'origine connectée du serveur. Ainsi, ces sites web accessibles via un navigateur spécialisé, sont plus difficile à faire tomber/interdire/éteindre, renforcant leur résistance/durée de vie sur les réseaux. Cette ingouvernabilité rend plus difficile le rapport de force qui tenterait des les arréter pour faire cesser la diffusion d'œuvres piratées. Ces espaces d'invulnérabilité (ou du moins plus résistant aux pratiques de surveillance/enquête) reposant sur le bruit de la foule d'ordinateurs qui ensemble donnent accès aux sources sans pour autant être en mesure de remonter jusqu'à elles (via un système d'amnésie).

Perte de la source comme objet cernable :

anonymat comme anarchisme

Cette perte d'origine à quelque chose d'hautement/étimologiquement anarchiste en cela que la source qui émet n'est plus saisissable comme objet con.cernable qu'on pourrait arrếter/censurer, sur lequel on pourrait exercer du pouvoir. C'est le cas des registres dissimulés en cascade qui dissimulent les détenteurs de comptes bancaires pour échapper aux devoir de rétribution collective que mettent en place les Etats. C'est par la dissimulation du nom de domaine, de la protection des auteurs/autrices de ces hébergements invulnérables, que, dans le cas des SL, le droit d'auteur est contourné/nié (son revenu, pas son œuvre).

Ouverture

IAbsorbtion

Le phénomène nouveau d'IAbsorbtion remet au jour la question de l'usage de la matière numérisée. Le concentré d'intelligence livresque est absorbé par les entreprises d'IA qui, pour entréner leurs LLM, ont particulièrement besoin de cette matière première langagière d'où elles tirent leur prédictivité qui s'y méprendre ressemble à de l'intelligence. Elles profitent de ces grands amas de données piratés mais se défendent d'un usage explicitement illicite car elles ne réstituent pas telquel la matière originale (comme le fond les Shadow libraries en donnant accès aux ouvrages numérisées en PDF ou ebook) mais recomposent à partir de cette matière. Elles font valoir un droit au Faire Use, un usage respéctueux (bon joueur), le droit à la citation et à l'usage. Or, celles et ceux qui piratent les ouvrages via les shadow libraries ne font ils.elles pas de même en recomposant à partir du savoir tiré des livres d'autres savoirs (qui feront peut être publication ou livre à leur tour) ? Non, le vol illicite et attaquable à l'encontre des bibliothèques de l'ombre est bien entendu leur mise à disposition non rétributive des sources écrivantes qui, elles aussi doivent être rétribuées pour vivre. Le réemploi et la citation sont essentiels à la création.

L'information veut être libre

Si l'information veut être libre (Lessig) c'est davantage que le cout marginal de la diffusion va diminuant et qu'il faut pour la rendre de nouveau rentable empécher/réduire cette sur-accessiblité. Facilement défaisable, les DRM, surcouche propriétaire permettant d'empreinter un ouvrage numérique temporairement (livre numérique mais aussi films, tout bien culturel numérisable), n'ont pas totalement résolu le problème technique permettant de diffuser une œuvre celon des conditions d'accès restrictives. Idem pour les NFT qui devainent inscrire l'acte de propriété sur une blochaine ; inscrite sur de tells registres d'achats décentralistes, il suffit d'en sauvegarder une copie sur son ordinateur pour posséder l'objet/image, pas outrepasser la propriété numériquement et symboliquement attribuée. La chose numérique nous glisse entre les doigts, nos données diffuses sur les réseaux sont aux mains d'entreprises libre de les échanger via des marchés de mises aux enchères que des shadowbrokers achetent/vendent. Leur "liquidité" est dur à contenir et limiter dans les usages. Le web, ca conception distributive, s'oppose idéologiquement à contraindre la diffusion. Aux tentatives d'endiguer ces phénomènes d'autres voient le jour, plus résilientes, instruites des attaques qu'elles ont subit, redoublant d'inventivité pirate. F

Perso / doubles standards

Fervant défenceur de la libre circulation du savoir, je me pose tout fois une question à l'endroit de doubles standards que cela peut produire. Si je tolère ces pratiques de distribution non rétributives, pourquoi ne pas tolérer l'échapement sécessioniste des multinationales exilées en Irlande ou la pratique des sociétés écran anonymisant des comptes bancaires, s'exfiltrant des réseaux de solidatité que permettent l'impot ? Les évadés fiscaux font eux aussi valoir un droit supérieur face à des lois et donc une justice commune. Peut on même comparer ces réseautiques d'obscurssissemnt agissant dans l'ombre ? Que décide-t-on de définir comme illégal, selon quels principes utopiques, avec quelle propotionalité ? Quels sont les récits qui rendent tolérables certains vols et pas d'autres ?

Illégalismes / Foucault :
une justice au service des plus forts ( côles blancs )

Il nous faudrait pour cela questionner plus loin les récits qui justifient le tolérable de l'inadmissible et rapeller comme le faisait @Foucault, que la justice sert par les récits qu'elle promeuts à justifier en creu les libertés, moins cléments à l'endroit de populations marginalisées/improductives/mal nées, moins regardante sinon tolérante à l'endroit des criminels en col blanc. Pas que la société elle-même les encourage, c'est l'une des plus grandes injustice que le sentiment d'une justice à deux vitesse pour les populations qui n'ont pas d'autre choix que de s'y sommetre. Ce qui est en jeu dans ces récits, c'est comment et par quelles justifications on rend ou non criminel, bon ou mauvais. Ce que nous disait Foucault c'est entre autre cela, les entreprises triomphantes savent atténuer par leurs contre-récits les accusations qui leurs sont faites, mieux équipées d'avocats, d'une technicité juridique et politique justifiant leurs aggissements.

Ouverture / conclusion

Notre point de vue ici, en ouverture est de dire que peut-être les bibliothèques de l'ombre sont avant tout ces indexes de livres qui, structurellement, rendent possibles les apareils idéologiques capitalistes sous couvert de "libéralisme" naturalisant des violences sytémiques sur des populations ségmentées, divisées par races et genre pour justifier des continums de violences qui, pris dans un tout, n'ont pas l'air ni de racisme ni de sexisme, mais d'un état naturel des choses, celui d'une destinée méritocrate. Aussi, pour finir je voudrais parler de deux bibliothèques que, sous cette définition je qualifie de bibliothèques de l'ombre, non pas pour l'ingouvernabilité numérique que l'anonymat (protection des serveurs comme sources) rend possible grace au caractaire aqueu des objets numérisés, mais par leur contenu même, entant que malfaisantes. Ce ne serait plus dès lors la modalité de diffusion illicite qui les qualifirait d'obscures car criminelles (ou à l'ombre des réseaux marchands), mais dans un sens plus litérale, la nature programativement néfaste pour la société.

Je pense à

Julien Previeux     Hate Library     Napoleon Expo - Una Bomber

J'aurais aussi pu parler de la résurgence des Snikers-nets ces réseaux d'échange de main à la main fai réseaux Adhocs ou clés USB qui échappent à la surveillance et au controle comme le deal de rue.