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2026-03-08 10:42

ouvertures

Ouverture

IAbsorbtion

Le phénomène nouveau d'IAbsorbtion remet au jour la question de l'usage de la matière numérisée. Le concentré d'intelligence livresque est absorbé par les entreprises d'IA qui, pour entréner leurs LLM, ont particulièrement besoin de cette matière première langagière d'où elles tirent leur prédictivité qui s'y méprendre ressemble à de l'intelligence. Elles profitent de ces grands amas de données piratés mais se défendent d'un usage explicitement illicite car elles ne réstituent pas telquel la matière originale (comme le fond les Shadow libraries en donnant accès aux ouvrages numérisées en PDF ou ebook) mais recomposent à partir de cette matière. Elles font valoir un droit au Faire Use, un usage respéctueux (bon joueur), le droit à la citation et à l'usage. Or, celles et ceux qui piratent les ouvrages via les shadow libraries ne font ils.elles pas de même en recomposant à partir du savoir tiré des livres d'autres savoirs (qui feront peut être publication ou livre à leur tour) ? Non, le vol illicite et attaquable à l'encontre des bibliothèques de l'ombre est bien entendu leur mise à disposition non rétributive des sources écrivantes qui, elles aussi doivent être rétribuées pour vivre. Le réemploi et la citation sont essentiels à la création.

L'information veut être libre

Si l'information veut être libre (Lessig) c'est davantage que le cout marginal de la diffusion va diminuant et qu'il faut pour la rendre de nouveau rentable empécher/réduire cette sur-accessiblité. Facilement défaisable, les DRM, surcouche propriétaire permettant d'empreinter un ouvrage numérique temporairement (livre numérique mais aussi films, tout bien culturel numérisable), n'ont pas totalement résolu le problème technique permettant de diffuser une œuvre celon des conditions d'accès restrictives. Idem pour les NFT qui devainent inscrire l'acte de propriété sur une blochaine ; inscrite sur de tells registres d'achats décentralistes, il suffit d'en sauvegarder une copie sur son ordinateur pour posséder l'objet/image, pas outrepasser la propriété numériquement et symboliquement attribuée. La chose numérique nous glisse entre les doigts, nos données diffuses sur les réseaux sont aux mains d'entreprises libre de les échanger via des marchés de mises aux enchères que des shadowbrokers achetent/vendent. Leur "liquidité" est dur à contenir et limiter dans les usages. Le web, ca conception distributive, s'oppose idéologiquement à contraindre la diffusion. Aux tentatives d'endiguer ces phénomènes d'autres voient le jour, plus résilientes, instruites des attaques qu'elles ont subit, redoublant d'inventivité pirate. F

Perso / doubles standards

Fervant défenceur de la libre circulation du savoir, je me pose tout fois une question à l'endroit de doubles standards que cela peut produire. Si je tolère ces pratiques de distribution non rétributives, pourquoi ne pas tolérer l'échapement sécessioniste des multinationales exilées en Irlande ou la pratique des sociétés écran anonymisant des comptes bancaires, s'exfiltrant des réseaux de solidatité que permettent l'impot ? Les évadés fiscaux font eux aussi valoir un droit supérieur face à des lois et donc une justice commune. Peut on même comparer ces réseautiques d'obscurssissemnt agissant dans l'ombre ? Que décide-t-on de définir comme illégal, selon quels principes utopiques, avec quelle propotionalité ? Quels sont les récits qui rendent tolérables certains vols et pas d'autres ?

Illégalismes / Foucault :
une justice au service des plus forts ( côles blancs )

Il nous faudrait pour cela questionner plus loin les récits qui justifient le tolérable de l'inadmissible et rapeller comme le faisait @Foucault, que la justice sert par les récits qu'elle promeuts à justifier en creu les libertés, moins cléments à l'endroit de populations marginalisées/improductives/mal nées, moins regardante sinon tolérante à l'endroit des criminels en col blanc. Pas que la société elle-même les encourage, c'est l'une des plus grandes injustice que le sentiment d'une justice à deux vitesse pour les populations qui n'ont pas d'autre choix que de s'y sommetre. Ce qui est en jeu dans ces récits, c'est comment et par quelles justifications on rend ou non criminel, bon ou mauvais. Ce que nous disait Foucault c'est entre autre cela, les entreprises triomphantes savent atténuer par leurs contre-récits les accusations qui leurs sont faites, mieux équipées d'avocats, d'une technicité juridique et politique justifiant leurs aggissements.

Ouverture / conclusion

Notre point de vue ici, en ouverture est de dire que peut-être les bibliothèques de l'ombre sont avant tout ces indexes de livres qui, structurellement, rendent possibles les apareils idéologiques capitalistes sous couvert de "libéralisme" naturalisant des violences sytémiques sur des populations ségmentées, divisées par races et genre pour justifier des continums de violences qui, pris dans un tout, n'ont pas l'air ni de racisme ni de sexisme, mais d'un état naturel des choses, celui d'une destinée méritocrate. Aussi, pour finir je voudrais parler de deux bibliothèques que, sous cette définition je qualifie de bibliothèques de l'ombre, non pas pour l'ingouvernabilité numérique que l'anonymat (protection des serveurs comme sources) rend possible grace au caractaire aqueu des objets numérisés, mais par leur contenu même, entant que malfaisantes. Ce ne serait plus dès lors la modalité de diffusion illicite qui les qualifirait d'obscures car criminelles (ou à l'ombre des réseaux marchands), mais dans un sens plus litérale, la nature programativement néfaste pour la société.

Je pense à

Julien Previeux     Hate Library     Napoleon Expo - Una Bomber

J'aurais aussi pu parler de la résurgence des Snikers-nets ces réseaux d'échange de main à la main fai réseaux Adhocs ou clés USB qui échappent à la surveillance et au controle comme le deal de rue.