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2026-03-08 10:42

Wikileaks -- criminal sharing

Leaks hubs ( HS )

Plus largement, ces espaces de mise à disposition d'information, répondent à l'idéal absolutiste d'Internet qui peut être une encyclopédie géante, retrouvant tous les savoirs d'hier et qu'une actualité de l'art redéfinie, elle peut aussi aller plus loin dans l'archivistique du présent, rendre compte/révéler comment le monde lui-même fonctionne.

Quand Wikileaks ou Snowden puis les Offshores_leaks et plus récement les Epstein_Files, donnent accès à des données illégalement aquises et diffusées, les sources à l'origine de ces exfiltrations, des hommes et femmes (et autres), transgressent les autorisations (et droits) de diffusion de ces données. En rendant ces ressources accessibles au plus grand nombre, ielles trahissent souvent une promesse initiale que ces informations resteront hors de la sphère publique (censées rester privées/secrètes par les entrerpises qui les ont initialement produites, au sein d'architectures du secret, tributaire de ce secret pour prospérer/exister en dehors de la critique publique). La transgression des lanceurs.euses d'alerte opère car ces agent.es ont saisi l'importance que ces données "sortent au grand jour", soient soumises à la critique collective, redevenant un bien commun. Transparentistes ielles permettent d'accéder et de comprendre des agissements criminels.

Nous faisons ici "glisser" la notion de la "bibliothèque de l'ombre" vers une autre acception : celle d'une librairie (library) de documents relatant des faits histoiriques. Via des échanges mails et slides de présentation, on peut comprendre, par ces traces numériques, le langage devient programatique produisant des effets executifs : donnant des ordres et contre-ordres en vue de créer des effets divers. C'est du code politique, qui fera financer certains programmes, autorisera des activités transgressant le droit/la justice (légitime, aquise de droit), l'outrepassent, en toute impunité que le secret permet.
R/ Cette acception élargie de "bibliothèque" au sens logiciel (library) renvoit plus à la nature des documents produits en secret et à leur diffusion échappant à son cadre légal d'origine.

Backlash

Les moyens, l'illégalité est discutable et les pouvoirs politiques privés-publics ont opéré un fort backlash contre les initiatives radicalement libristes, ici à l'encontre d'un militant reconnu, plus tard à l'encore d'une bibliothèque de l'ombre tel Wikileaks.

Aujourd'hui, la guerre est toujours menée contre les bibliothèques de savoir qui mettent à disposition des livres numériques "piratés" ((add def Marie)) car rendus accessibles gratuitement sans l'accord de leurs propriétaires productifs, nécessiteux certes de retours sur investissement, celui des auteurs et autrices, des designers et graphistes, des chaînes de distribution et toutes les librairies qui font vivre et rendent accessible ces objets de culture, réels concentrés d'intelligence (relative à la qualité de l'œuvre).
Mais, en priver l'accès à des populations qui n'ont pas les moyens, faute de revenus suffisants, pour multiples raisons ( qui peuvent être celles aussi de travailler pour un revenu, un salaire ) prive leur intelligence d'un accès émancipateur du savoir qui, à mon sens, ne devrait pas être le seul privillège des populations aisées, qu'aux seuls individus capables financièrement. [ C1 ]

(re) paywall make money -- consumables // Rivalité

Un autre argument en faveur du piratage est celui que les biens numériques ainsi échangés gagnent en valeur symbolique et culturelle à être diffusés, connus, via d'autres réseaux. L'ouvrage n'est pas "consumable", en soi, le partager ne supprime pas l'objet en lui-même, ne détruit pas le livre comme c'est le cas pour d'autres biens consumables, qui une fois consommés ne peuvent l'être à nouveau.
En économie on parle de "non rivalité", l'objet continu d'être accessible autant de fois qu'on le souhaite, c'est le cas des ebooks, des films en streamings, qui, sans restriction DRM / abonnement (dont les paywalls qu'on vient d'aborder), ne détruisent pas le fichier, ne l'abiment ( même en le regardant 1000fois ).

C/ C'est l'une des propriétés du numérique qui redéfinit les modalités marchandes des bien culturels non réduits à leur localité unique, en tant qu'objet unique, auquel on peut facilement réduire l'accès, le conditionner par un achat. [ redite Paywalls ]
Il y a par contre une rivalité sur les "consumables" qui, une fois consommés, deviennent plus rares et doivent être achetés/commandés de nouveau (pour résoudre cette rareté).

Open Code / autres enjeux ... HS

On retrouve le même argument en faveur d'un logiciel libre auditable, lisible par toustes, et l'avantage d'une telle transparence, d'un accès au code source. La qualité du code soumis aux critiques ouvertes est à priori renforcé par cette mise en commun. Mais il s'agit d'un autre marché, qui repose sur d'autres modalités rétributions, parfois intenables pour les devellopeur.euses (maintenant un bout de logiciel bénévolement, utilisé par toute une industrie) ((img)). Le code n'a pas non plus le même statut social que la littérature ou la recherche, les mêmes précarités et rapports de force productivistes ; pour être utilisable et modifiable le code exécutable est souvent documenté et accompagné d'une licence ( droits d'usage l'accompagnent ) : c'est un choix personnel des devellopeur.euses que de choisir des models libres sans licence restrictive, un idéal engageant d'autres ressources et investissements que la chaîne de production du livre. En outre, un logiciel gratuit peut être financé (par des grands groupes ou par les usagers), certains comme on l'a dit sont indispensables/critiques pour l'écosystème de l'industrie du development informatique mondial. Microsoft/Google ont d'ailleurs mis la main base sur les réservoir de code et finance très largement les initiatives du logiciel libre dont elles tirent de nombreux bénéfices indirectes.

Wikileaks -- criminal sharing