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2026-03-08 10:42

quelles_bibliotheques

La peur de la perte :

livres perdus, stoques épuisés, non ré-édités

Quant aux livres qui manquent, rebus non rentables, dé-publiés, oubliés, non réédités, disparus, l'archivistique des bibliothèques, dites "de l'ombre" ( sous-entendues illicites / clandestines ), officient comme rouage essentiel d'un ultime accès / de dernier recours. En rendant de nouveaux accessibles ces ressources/livres sinon perdu.es (ces potentiels lost-médias) elles remplissent une mission louable, sans faire de tord aux aillants droits (qui ne recoivent plus de retrour sur investissment / ont abandonné ces ressources).

MoW

C'est davantage le projet Memoryoftheworld, ou Ubuweb qui à travers leurs catalogues curatés par des bibliothécaires du web (https://monoskop.org/Public_Library_/_Memory_of_the_World, redonnent vie par l'intelligence de leurs rayonnages, à des œuvres oubliées/méconues ((img)). Ces espaces de sauvegarde sont aussi une réponse optimiste face au risque de perte et d'anéantissement, dont l'image des autodafés n'est pas étteinte. Aux États-Unis, le régime fasiste réactionnaire interdit des livres d'accès et diffusion, que certaines librairies rangent aujourd'hui dans la catégorie "baned books" ((img)), livres bannis pour leur caractère sociologique, rapportant/proposant des réits diférents de celui de celui que tentent d'imposer les conservateurs, fatigués/outrés de la dissonance que ces thèses propagent/consolident (à l'encontre de leurs prétendus récits unifiés).

Clandestinité d'intérêt général

Une survivance archivistique ((img)) se met en place pour garder ces points d'entrée du savoir accessibles en ligne malgré la censure, interdits puis disparus des bibliothèques analogiques. Dans ce contexte, l'activité des bibliothèques de l'ombre prend une autre signification que celle d'une transgression du droit d'auteur. Elles remplissent dès lors une fonction sociale plus légitime. La spoliation des pirates à l'encontre des navires marchands des maisons d'édition, devient un moyen de faire survivre les œuvres mais, pour autant, les maisons d'édition et les auteur.ices qu'elles défendent sont frontalement attaquées. À terme, cette censure réduit l'existence même de ces contenus interdits de circulation sur les marchés officiels, à terme les pirates et leurs marchés parallèles sont eux-aussi privés de ces contenus interdits ( dont il.elles sont tributaires : pas de piratage sans bateau à piller ).

Internet Archive :

Emergency Library

La clandestinité qui s'organise en sous-terrain, en maquis, sont attaqués par les appareils judiciaires et se défendent/résistent par de nombreux moyens techniques. Les bibliothèques de l'ombre, par leurs transgressions à d'autres modalités d'échange. Ca avait été le cas du projet de Bibliothèque d'urgence mise en place par l'Internet Archive durant le COVID, et qui, temporairement transgresse la Doctrine_de_la_première_vente (qui autorise le prêt de livres en quantité égale de se qu'on en possède, principe appliqué en bibliothèque). Ouvrant les vannes du téléchargement illimité à leurs livres numriques, l'Internet Archive bascule dans l'illégalité que les aillant droit ne laisseront pas passer.

Leaks hubs

Plus largement, ces espaces de mise à disposition d'information, répondent à l'idéal absolutiste d'Internet qui peut être une encyclopédie géante, retrouvant tous les savoirs d'hier et qu'une actualité de l'art redéfinie, elle peut aussi aller plus loin dans l'archivistique du présent, rendre compte/révéler comment le monde lui-même fonctionne.

Quand Wikileaks ou @Snowden puis les Offshores_leaks et plus récement les Epstein_Files, donnent accès à des données illégalement aquises et diffusées, les sources à l'origine de ces exfiltrations, des hommes et femmes (et autres), transgressent les autorisations (et droits) de diffusion de ces données. En rendant ces ressources accessibles au plus grand nombre, ielles trahissent souvent une promesse initiale que ces informations resteront hors de la sphère publique (censées rester privées/secrètes par les entrerpises qui les ont initialement produites, au sein d'architectures du secret, tributaire de ce secret pour prospérer/exister en dehors de la critique publique). La transgression des lanceurs.euses d'alerte opère car ces agent.es ont saisi l'importance que ces données "sortent au grand jour", soient soumises à la critique collective, redevenant un bien commun. Transparentistes ielles permettent d'accéder et de comprendre des agissements criminels.

Nous faisons ici "glisser" la notion de la "bibliothèque de l'ombre" vers une autre acception : celle d'une librairie (library) de documents relatant des faits histoiriques. Via des échanges mails et slides de présentation, on peut comprendre, par ces traces numériques, le langage devient programatique produisant des effets executifs : donnant des ordres et contre-ordres en vue de créer des effets divers. C'est du code politique, qui fera financer certains programmes, autorisera des activités transgressant le droit/la justice (légitime, aquise de droit), l'outrepassent, en toute impunité que le secret permet.
R/ Cette acception élargie de "bibliothèque" au sens logiciel (library) renvoit plus à la nature des documents produits en secret et à leur diffusion échappant à son cadre légal d'origine.

Multiples SL

Rendre l'information libre, le savoir accessible est une lutte. Les bibliothèques de l'ombre s'enrichissent pour certaines sur le dos des ayants droit et auteurs.autrices, c'est ce qui avait été reproché à @Z_library tombée en ((???)). D'autres, davantage curatoriales mettent en avant la survivance d'œuvres sinon disparues, c'est davantage le cas de @MoW ou @Ubuweb, mines cuturelles d'une archivisitque moins attaquée car leur action rend explicitement ces ressources culturelles marfinalisée/exclues des circtuits de difusion car moins rentables. Des associations humaines technosolutionistes, s'enquièrent également de garder accessibles des ressources comme on l'a dit censurées par l'administration Trump (hoarders, "accumulateurs compulsifs") via entre autres des réseaux d'échange distribués, P2P ou IPFS. D'autres se proposent de décentraliser l'accès à des bibliothèques de l'ombre en mettant en place des métas-moteur de recherche. C'est le cas d'@Anna_Archive, qui en réponse à la chute de @Z_library en ((???)), donne accès à son fond (en partie clonné), ainsi qu'à l'une des plus anciennes bibliothèques de l'ombre, @LibGen.

.TLD ( changer d'identité )

@Anna_Archive est attaquée pour avoir entre autres, aspiré les données d'EANs/ISBNs et meta-données de la plateforme @WorldCat. Le risque pour ces indexs est d'être interdits d'accès suite à des poursuites judiciaires qui rendent ces sites-web inaccessibles (leur URL est défaite des registres DNS, quand on tape leur adresse web, le serveur qui s'y rattache normalement, envoie nos navigateurs dans un trou noir, une adresse inexistante). Aussi, la première ruse pour ces bibliothèques de l'ombre est souvent d'enregistrer leur nom de domaine, leur URL/page d'accueil, sous un autre nom/URL, souvent en changeant leur TLD (.org, devient .li) ; il faudra ainsi d'autres poursuites juridiques attaquant la bibliothèque pour justifier une nouvelle interdiction/censure.

Multiplier / Distribuer :

devenir insaisisable

Elles peuvent aussi migrer vers d'autres modalités d'index et de distribution décentaliste, plus difficile à faire tomber car multipliant les sources/orgines, c'est le cas des solutions P2P/IPFS. Des moyens de transmission de fichiers de personne à personne mais sans interface web/index, qui rend plus facile l'accès aux livres numriquées. Tout le monde peut héberger une partie ou totalités des fichiers de ces giga bases de données, les diffuser via des protocoles P2P, d'ordinateur à ordinateur. Dès lors ces indexes ne donnent plus acces aux fichiers eux mêmes mais à des fichiers intermédiaires répertoriant les sources (ordinateurs diffuseurs) mettant à disponibilité telle ressource/fichier numrique. Là encore les gouvernenemtns peuvent interdire l'accès à ces indexes.

Darknets :

réseaux résistants aux attaques

Une autre solution est de dissimuler plus fortement les serveurs de données, rendant toujours accès aux fichiers piratés, mais cette fois sur des serveurs dont l'adresse en .onion dissimule l'origine située des serveurs dissimulées sur le réseau. On les génère à la volée, gratuitement depuis le serveur qui va être accessible via cette adresse .onion. Ces services sont dits "cachés" via le reseau Tor, un protocole qui dissimule en effet l'adresse IP à laquelle une URL nous renvoit et avec elle l'origine connectée du serveur. Ainsi, ces sites web accessibles via un navigateur spécialisé, sont plus difficile à faire tomber/interdire/éteindre, renforcant leur résistance/durée de vie sur les réseaux. Cette ingouvernabilité rend plus difficile le rapport de force qui tenterait des les arréter pour faire cesser la diffusion d'œuvres piratées. Ces espaces d'invulnérabilité (ou du moins plus résistant aux pratiques de surveillance/enquête) reposant sur le bruit de la foule d'ordinateurs qui ensemble donnent accès aux sources sans pour autant être en mesure de remonter jusqu'à elles (via un système d'amnésie).

Perte de la source comme objet cernable :

anonymat comme anarchisme

Cette perte d'origine à quelque chose d'hautement/étimologiquement anarchiste en cela que la source qui émet n'est plus saisissable comme objet con.cernable qu'on pourrait arrếter/censurer, sur lequel on pourrait exercer du pouvoir. C'est le cas des registres dissimulés en cascade qui dissimulent les détenteurs de comptes bancaires pour échapper aux devoir de rétribution collective que mettent en place les Etats. C'est par la dissimulation du nom de domaine, de la protection des auteurs/autrices de ces hébergements invulnérables, que, dans le cas des SL, le droit d'auteur est contourné/nié (son revenu, pas son œuvre).