Sur Firefox :
une minimap !

Mort de la sérendipité avec l'abandon des pratiques du web créatif et cahotique le web optimisé s'est imposé comme modalité unique/majoritaire, éloignant les utilisateur.ices de la nécéssité de mettre les mains dans le code, de l'aborder et le comprendre. Ielles deviennent dès lors de simples utisateurs captifs de ces espaces devellopés à prioris pour leur bien. Un web qui se présente comme une évidence, accessible à toustes, sans effort.

L'indie web a été complément anéenti, abandonné au profit d'un web inauthentique. La comodité d'usage a fait glisser l'intégralité des usages web vers les mêmes espaces asséptisés. Scriptés ils sont essentiellement pensés pour suivre le moindre fait et geste de ses utilisateur.ices. Un web scripté, optimisé pour séduire/attirer la bienveillance des algo de ressencement (SEO), formatant la composition des pages, leur structure même, la forme des textes, le vocabulaire et la synthaxe employée. Il s'agit de correspondre au mieux aux attentes des entreprises de ressencement qui parcourent le web avec leurs crawlers.

Le web est devenu accessible par l'intermédiaire évident des moteurs de recherche via lesquels nous faisons "remonter" les informations du web. Par les requêtes que nous formulons par millards à l'intérieur de ces boites de textes minimalistes, des chemins sont tracés et chaque passage par ces chemins les rendent plus surs, plus ténus, sont enregistrés comme étant les plus courts entre un désir d'origine et une destination recherchée. Les comportements passés, renforcent ceux à venir, renforcant ainsi les attentes majoritaires. Le web qui nous est donné à voir, à atteindre, est de moins en moins inattendu, toujours plus efficace car prédictif.

Tous ces facteurs ont durablement induit des comportements techniques s'imposant comme norme, celle de la surveillance et de l'accumulation de données en grands amas stoqués dans des data-centers. L'imense pouvoir que confèrent ces données n'a sessé d'augmenter leur valeure.

Ce capitalisme des données pensé par et pour les données s'est ainsi tout entier spécialisé dans la surveillance des comportements humains médiés par ordinateurs de plus en plus nombreux. Le web nous a habitué à l'imédiateté d'accès à nos besoins auquels d'autres humains et entreprises nous promettent de répondre. Le web rempli enfin le rêve d'une intelligence mondialisée, partagée entre toutes ses pairs, sans discrimination de race ou d'age, d'origine géographique ni de classe.

Ce merveilleux idéal d'horizontalité d'accès, a en parti été réalisé dans les projets tel Wikipédia dont l'auto-organisation autonome offre à quiconque la possiblité d'amander en ligne les connaissances autour d'un sujet. Mais, comme nous le disions, le web a aussi perdu son étrangeté originelle par laquelle chaqun pourrait avoir un espace à soi, une page où partager ses images et textes via un design/une conception qui lui soi propre. Plutôt que ça, le web majoritaire a imposé des régimes de production optimisé pour surveiller et conditionner l'attention des utilisateurs pour qu'ils soient disponibles aux annonces publicitaires lucratives Les réseaux sociaux ont de plus en plus éditorialisé les flux d'information, les moteurs de recherche favorisé des sites de référence bien portants, niant tout un pan d'existences humaines déindexé du connu. Au lieu de ça, nous sommes rentré dans une ère de l'exposition de soi compétitive pour apparaitre et être vux.

Bien entendu des sites étranges subsistent sur Internet et nombreuses sont les personnes cherchant à éprouver le sentiment d'émerveillement à la découverte de ces espaces autres, diférents, hors-normes,authentiques, originaux, créatifs. Le net art et l'indie web ne sont pas mort. Ces cultures du code trafiqué artisanalement, font l'objet de larges collectes archéologiques que l'on peut retrouver de bloc en bloc sur Arena ou via des annuaires en cercle (webrings).

Les artistes ont eux aussi voulu donner de la place aux récits étranges et sous-cultures d'internet. Ces moments de création vernaculaire ont touché par leurs récits, leur pouvoir poétique ou politique, leur potentiel subversif ou dicident. En cherchant ce qui était encore en vie en marge des géants du web, en dessous, à côté, autour, les artistes ont tenté de comprendre et de rapporter un peu de ces récits dérangeants, atypiques, que la société leur autorise à exhiber comme essence de quelquechose (dont ils.elles auraient perçu l'originalité, le signe, la source signifiante de quelquechose).

Enfants d'internet, les artistes post internet ont pleinement intégré la placticité du web comme élément constituant de leur contemporanéité. Pas comme un espace autre appartenant au virtuel, mais comme une culture du dedans d'où certains effets nous en apprend sur l'état du monde social par les cultures qui en découlent. Car, et on va ici beaucoup le répéter, il n'y a rien qui, se trouvant sur internet, n'est produit par ses extrémités.

Les artistes ont investi l'espace web et ses récits émregents. Ils ont ainsi accompagné les récits politques autant que ceux populaires, utilisant les outils mis à leur disposition pour créer et s'amuser. Ils ont aussi observé combien les espaces majoritaires du web façonnent les habitalités du web. En deça de ces espaces contrôlés, optimisés comme on l'a vu, des espaces moins visibilisés, mais existant par les réseaux, sont investis. Avant le web, au préalable de son apparition, le réseau transporte les octets qui forment textes et images, ordres et acces, requêtes et réponses. Les protocoles réseau différents du web font eux aussi récits et formes, les humains y inventent d'autres facons de faire et d'échanger.

Certains de ces protocoles proposent de faire autrement que de donner le plein pouvoir à des serveurs centraux par lesquels on obtient (ou non) des acces aux données. Les protocoles P2P portent un idéal diférent, celui d'échanger de paire à paire, d'individu à individu. On se rend compte ainsi que le web pourrait être distribué autrement, sans l'obligation de passer par un noeud central tout puissant. Il y aurait ainsi, par cette décentralité, la possibilité de lutter contre le risque structurel que nos espaces habités en ligne puissent être défaits par la simple coupure des serveurs sur qui tout repose. Ettant tous serveurs, il nous devient dès lors possible d'échapper à une censure facile à mettre en place. En multipliant les sources d'origine, une hydre inarétable se dresse.

La culture P2P revétait d'une sorte d'anarchisme numérique, potentiellement inaréatable. Aussi, cette augmentation de la mise à disponibilité, favorise la diffusion de contenus que les plateformes majoritaires censurent/modèrent. Des usages "pirates" voient le jour, faisant fi du droit d'auteur en partageant des films et vidéos (sans payer leurs auteurs, les artistes et compagnies de production). Une culture de l'accès irrévérentieux, donnant accès à tout, pour tout le monde, sans recherche apparente de profit sinon celui du plaisir de donner mais aussi de transgresser la loi (primordiale à nos sociétés capitalistes, le bien fondé de la propriété). Le vol intellectuel qui s'y déploit, voit le jour à un moment où le web découvre le pouvoir de la numérisation et l'hyper transportabilité que la définition numrique (en bits) permet. L'offre streaming est pauvre voir inexistantes, la VOD de Netflix n'est pas encore nait. Ce grand marchéde la clandestinité d'échange se fait jour via des gateway qui, au même titre que google, permettent de chercher des fichiers, par leurs noms et informations (métas).

Au delà de l'illicité de ces marchés parallèles organiques mais organisés (et lucratifs les portails), c'est un autre endroit du réseau qui se fait jour, d'autres agentivités, d'autres modalités politiques de possession. L'hydre est un monstre marain qui fait peur à qui croit en son existance terrifique. Couper une tête, d'autres en repoussent. Cela est un cauchemard, la crainte d'une machine inarétable, pire, dont les tentatives d'arrêt redoublent sa force. Comment faire pour tuer ce qui ne veut pas mourrir ? Un autre récit historique raconte comment spartacus a fait face à la force impériale oprimant une large population d'esclave et qui, dans un dernier geste solidaire, se lèvent d'un seul nom pour faire face à l'opresseur en affirmant être Spartacus ainsi fondu dans la masse, introuvable, impunissable. Multiplier les sources, faire masse, rend l'oppression plus difficile. Utiliser le même nom, perdre le sien au profit d'un autre qui nous est prété, peut devenir le signe d'un raliment à une cause commune tout en anonymisant les individus qui s'y réfèrent. C'est le cas encore d'une figure contestatire comme Ned Ludd à l'origine du mouvement luddite se rebélant contre le régime mécaniste émergeant, dégradant déjà la qualité de vie et les conditions de travail (au profit non pas du geste choisi, mais au profit du rendement optimisé).

Faire foule et se s'y fondre pour ne plus être des cibles faciles, isolées, mais un tout au saint d'un réseau est un phénomène d'émergence : l'ensemble des parties ainsi réunient forme quelque chose de plus grand que leur simple addition. Il resort de ces groupements d'individus quelquechose qui dépasse leur simple addition, celle, comme le léviathan, d'être ensemble, à prioris tendus vers la même destinés (éloignée d'une origine funeste, que le groupe tente de dépasser). La perte de son identité première, son attribution de naissance et récits qui ont suivi, sont effacés un temps, au profit d'une nouvelle apartenance à une nouvelle classe, un nouveau segment tentant de dépasser sa condition minoritaire. Cris de raliment le nom d'emprunt devient logo, image de raliment entre semblables d'un même réseau dont chaque paire profite, par capilarité, de la présence des autres. Des mouvements qui ne sont pas sans leader mais qui sans doute, autorisent autrement la spontanéité autogestionnaire, l'émergence de forces qui, isolés il y a peu, peuvent ou osent tout pouvoir.

Cette foule, ce surnuméraire, est un bruit humain qui, par l'anonymat, retire le temps de la fete ou de la lutte, le sentiment d'être seul responsable et facilement atteignable comme objet récalcitrant (et punissable). Il se jout ici une statégie de la métis, un pouvoir du pauvre face aux puissants. C'est une statégie bruyante qui dissimule l'origine du signal, rend indistingable l'objet recherché (si l'on voulait cibler tel individu). La foulle devient cette meute effrayante, difficile à gouverner. Elle a un fort potentiel fantasmagorique. On pense aux mouvements des blacks blocks aujourd'hui, mais l'identification et la tracabilité des objets sur la toile du territoire est aujourd'hui bien plus fine que du temps de Spartacus. Nos portables et cartes à puces nous identifient hors du web, en ligne nos adresses IP et autres métas transpirant via nos échanges numriques pemettent sans trop de mal de nous identifier, de nous faire sortir de la masse, du fond gluant pour nous faire redevenir un point unique, un objet, une orginine unique de nouveau.

La principale faiblesse des réseaux paire-à-paire c'est d'ailleurs entre autres que les ordinateurs qui s'échangent des fichiers laissent apparent leur identité numrique unique les identifiant en ligne, leur adresse IP, cella fournis par nos fournisseurs d'acces à Internet dès lors que nous nous connectons. L'hydre, la mutiplicité potentiellement infinie des sources, dissiminées à travers le globe, réalise le rève d'une information distribuée défaite de l'emprise d'un serveur central trop facile à censurer, mais l'échange P2P (sur lequel bitorrent s'appuit pour échanger des fichiers fragmentés) est optimisé pour facilité la connectivité et la fluidité des échanges plutôt que de protéger les sources. Cette méthode d'inararabilité en suissance, d'hyper sauvegarde est l'une des problématiques que nous voudrions aborder ici : la conservation de l'information aux mains des gens, de tout le monde, comme promesse d'un Internet de plus en plus fragilisé par la censure, forme de rétention du droit de savoir et de penser.

De nombreuses méthodes techniques renforcent cette aspiration. Ici déjà, notre propos est technosolutioniste. Le technique viendrait rendre possible la sauvegarde et diffusion du savoir via une réseautique dépendante énérgériquement et logiciellement. Or, d'une part, d'autres réseaux existent, analogiques, de main à la main, faisant autrement réseau, lien de partage, communauté. Les bibliothèques sont peut être la forme pré-existante à laquelle nous tennons le plus. Lieux, instances du savoir partagé, agencé en des tiers lieux magiques, souvent protégés par une raison politique d'accès public. Lieu de prêt, de passage, souvent hors des principes marchands qui, dans le reste du tissu urbain, sont comme des espaces à soi, des chambres partagées où se croisent des inconu.es sans qu'une consomation marchande soit prérequise.

La bibliothèque sauvegarde et rend accessible le savoir, en fermer une, bruller / interdire des livres, réduire leur accès, nous parait injustifible dès lors que l'égalité d'accès nous semble une chance sociale, la preuve d'un désir de cohésion sociale. L'universalisme, les Lumières, ont inventé ce premier réseau d'intelligence pour garder l'état de l'art accessible, avancé depuis cet endroit dans la résolution collective de problèmes sinon isolés. Un world brain fait d'indexes, de côtes, de catalogues, permettant de retrouver l'objet de savoir recherché. Les bibliothèques actualisent leurs fonds, les font grandir avec leur temps. Les mouvements contraire, de rétention, empêchent ce processus, dénient à certains savoirs le droit même d'exister au profit de leur négation.

Aux Etats-Unis d'Amérique ces dernières annèes, les conservateurs se sont donné le droit d'en retirer des rayons. Ils ont supprimé une litterature jugéee militante, autrement dit, engagée politiquement contre leurs positions idéologiques. L'on désigne souvent de militant une action qui, par la politique, tente de faire avancer ou reculer des droits mais aussi de proposer des récits alternatifs aux récits dominants qui, ici se sentent attaqués par ces thèses contraires aux leurs. Les minorités de genre ou ceux dont l'origine ne serait pas celle du pays, sont violements attaqués par un backlash (retour de baton) mondial par les agents réactionnaires. Censurer l'accès à certains ouvrages retire aux citoyens la possibilité même d'imaginer d'autres mondes, de penser via leurs reconstitutions nouvelles.

Les pouvoirs exercés contre ces littératures jugées dangereuses pour la pérénisation des récits dominants, tentent d'anihiler ces existances autres, avec elles, tout point de vue critique ou théorique s'appuyant sur des réalistés objectives, fruit d'une écriture souvent appuyée par les sciences sociales et politiques. Le projet plus global de leur censure est de renier les espaces d'autonomie intelectuelle dont font partie des universités (jugées par l'imaginaire comme trop à gauche aux Etats-Unis d'Amérique), allant contre l'uniformité des récits que le pouvoir autoritaire tente d'imposer comme unique. Notre époque brule ainsi des livres numériques, des liens d'accès à des ressources indexées sur des sites, que l'état censure par l'argent (financiarisation) et dans le texte et l'image, du simple fait qu'un mot y est présent.

On a des sites qui ressencent cette censure systhématique terifiante sur la simple présence du mot "social", "femme", "esclavage". De nombreuses entreprises citoyennes ont analysé ces listes de mots, resensé ce qui, en quelques semaines avait était tout simplement retiré d'Internet. Des informations historiques, une matière de mémoire du passé instuisant le présent mais aussi des sites d'organisation sociale (pour le pays et à l'international), d'institutions et services d'information et de recherche. Dans le même geste, de nombreuses institutions voient leurs finances réduites drastiquement, des programmes pourtant essentiels au bon fonctionnement d'aides nationales et internationales. Quel est le droit pour le gouvernement de cette super-puissance de tout d'un coup, défaire l'accès à la diversité de points de vue qui faisaient sa grandeure autour du principe de liberté ?

Le web est attaqué et nombreuses sont les initiatives à sauvegarder dès lors ce qui le peut encors. Les méthodes sont astucieuses, pour beaucoup technosolutionistes. Il s'agit de redoubler les liens, de multiplier les sources et leurs accès, de lutter contre l'anéantissement par l'hyper-sauvegarde. Un Internet et un web se met en place pour refaire ou consolider ce que l'on juge trop souvent comme étant là à tout jamais, imprégnés que nous sommes de la croyance durable et profonde que la connectivité est le geste naturel de notre sciècle prolongée par la prothèse internet comme prolongement de nous.

Facebook avant Starlink, avait proposé des projets dans ce sens, des balons en basse altitude viendrait étandre l'accès au réseau dans les recoins du monde déconnectés. On voyait des ballons blancs formant des lignes dans le ciel au dessus d'une large fôret luxuriante, amazonienne sans doute (c'est à cet endroit que mon cerveau pense que nous sommes en regardant l'image, je ne sais pas si c'était cette forêt, je n'ai pas pris le temps d'en connaitre d'autres dans ma vie, je tients à ce cliché). La méga entreprise améicaines aillant braqué l'authenticité du web au profit de tapis roulant aliénants, allait parfaire le projet connectiviste à travers le monde, importer là aussi, l'image de Mickel Jackson (je me rapel d'un documentaire dans lequel des enfants en amazonie qui n'avaient jamais vu d'humains blancs de peau, connaissaient malgré tout la star pop américaine). Etendre le réseau, pas seulement pour faire connaitre l'optimisation culturelle de clips hypers efficaces pour rentrer dans nos têtes, mais aussi prendre du temps de présence au monde (je me rappelle d'un autre reportage dans "ces recoins du monde" où les ainés étaient terrifiés par le temps passé sur les écrans, la peur face à une déconnexion du monde vivant et substantant hors écran, la peur que le travail nécessaire de la chasse et cueillette soit délaissée).

Internet est un accès au grand tout par lui on s'informe et l'on est informé.e. Les vagues de contenus nous défont, nous absorbent, nous captivent. Et, aussi, de nombreux états présentent le danger de tels accès réciproques de la part d'entreprises d'influence de la part de pays colonisant les esprits, proposant d'autres régimes de penser et d'agir, hiérarchisant les priorités politiques et spirituelles, induisant d'autres désirs et droits dans la tête de celles et ceux qui les lisent et regardent par le truchement d'Internet et comparent les modalités d'existances qu'offrent des régimes concurents.

La Russie, la Chine, et bientôt l'Iran (dans un geste d'accomplissemnt politico-technique) ont mis en place leur propre internet, reseautique puis applicatif. Un web qui s'appuit sur une réseautique nationale (via des agents privés aussi, très morcelé, cahotique, non planifié par exemple pour le RuNet) certes, mais aussi par la mise en place d'applications web nationales dirigées ou favorable aux gouvernements surveillants qui les mettent en place (comme alternatives nationales aux produits des GAFAM et autres corporations extérieures). L'internet a fait du monde un cerveau tout irigué de cables sous-marins et terrestres, leix de puissants afrontements géopolitiques, implanté des data-centers sur tous les territoires comme hubs de fluidification pareils à des ports interfaçant des mondes. Un projet globaliste dans lequel la connexion repond au désir d'une humanité unie, rassemblée via l'intermédiare d'applications web et cannaux sous-jascents. Contre ce mouvement génral, des Etats luttent pour leur survie culturel et leur plein controle souverain sur les informations qui peuvent ou non nourrir les désirs et virtualités dans la tête de leurs administrés, "leur" peuple.

À chaque soulévement contestatire de "leur population" contre eux, ces Etats (que nous jugeons facilement d'illébéraux) tentent de limiter le débordement médiatique, de censure ce qui rentre et sort, de nier l'évidence, d'empêcher la honte d'un jugement extérieure (peut-être), mais surtout de réduire la capacité organisationelle des populations en lutte. C'est le cas en Iran cette anné. Le gouvernement à réussi un blackout sur plusieurs semaines alors que des forces armées tiraient à balles réalles sur les manifestant.es térrifiés. Ces images de violence et de mort (des sacs mortuaires dans les rues) nous sommes quand même parvenues, par exemple floutées dans les journaux televisés français, trop insoutenables à voir, trop dégradants pour les morts. L'abjection comme preuve, volée le bras tremblant par des gens sur place, documentant les exactions cruelles.

La déconnectivité du territoire Iranien est totale. Le pays est mis dans un blackout médiatique. Le pouvoir en place réalise ce qu'il avait raté à faire totalement et sur un temps aussi long durant les précédentes manifestations de masse qui, quelques années déjà, avait voulu faire tomber le gouvernement et ce qu'il représente. Ces précédents avaient déjà été le lieu d'une expérimentation techno-autoritaire sans résultat tout à fait concluant ou total. Cette fois, les puissants ont tordu le réseau, mettant à mal une activité capitaliste nationale, perdant des millions d'activité rendue impossilbles par la déconnexion. On voit ainsi une montée en compéthence technique, un appareillage et une méthode dans la censure qui, à cette échelle, ne s'improvise pas. La perte engendrée de bénéfice pour l'activité nationale est un cout négatif pour le régime qui, selon certain.es observateur.ices, prépare, comme la Chine ou encore la Russie, un web pareillement alternatif, des applications et sites web souverains, non dépendant des ressources extra-nationales (à commencer par les services des entreprises américaines qui sont majoritairement utilisées dans le deveollopeent d'applications, à commencer par AWS d'Amazone, Amazone Web Service).

En (???) Taiwan manifeste contre l'Etat Chinois qui vasalise ce territoire hautement stratégique pour l'écosystem informatique mondial dépendant des micro-puces qui y sont produites (nécessaires aux processeurs de nos ordinateurs et serveurs). Les manifestants usent de stratégies diverses pour "être comme l'eau" face aux corps armé qui tente de les faire taire. Les manifestant.es s'équipent de parapluis pour se protéger des projectiles et gaz lacrymogènes utilisent des réseaux localisés ad-hoc / mesh pour communiquer de paire à paire et déjouer la censure et surveillance se rendent intraçables et volatiles pour ne pas être pris.es. À l'image des mouvements de contestation altermondialistes qui avaient préconisé l'action temporaire, éfémère, rendant plus difficile l'encerclement. Les TAZ voyaient le jour dans les rues américaines pour occuper le terrain quadrillé on y préconise des Zonnes Termporaire Autonomes plutôt que le rassemblement statique et prvisible, la tenue de positions sur un terrain occupé par les forces adverses.

Les réseaux ad-hoc ou mesh participent connectivement à la réussite de tels projets d'occupation médiatique temporaire. Ce qu'Hakim Bay insuflait avec les TAZ relevait d'un anarchisme cyberpunk, celui de l'occupation des réseaux de façon insaisissable, rendant les sources imprenables, inarrêtables. Un réseau ad-hoc s'adapte à la situation présente, il est résilent aux attaques en réduisant les dépendances extérieures. Les gens qui utilisent ces modalités de réseaux interagissent via des terminaux (telephones, ordinateurs) connectés entre eux via un micro-Internet local en P2P. Chacun.e est un noeud du réseau, un relai qui peut à la fois envoyer et recevoir mais aussi transmettre des messages/contenus qui ne leurs sont pas directement adressés. Un nœud peut servir de "postier" intermédiaire d'un message déposé et le transmettre à son destinataire une fois qu'il.elle est de nouveau présent.e sur le réseau ainsi formé.

On est loin d'un Internet qui donne accès tout et rend accessible à tout. Un reseau mesh constitue un maillage réseautique entre paires beaucoup plus dificiles à censurer (voire à intercepter). Cela demande un certain apprentissage technique que leurs devellopeur.euses tentent de simplifier à l'usage pour une plus grande adoption. Durant les Printemps Arabes on avait largement donné Facebook comme investigateur technique ou agent de la révolution sociale qui, en effet, se faisait jour via leurs réseaux (et dont certain.es manifestant.es arboraient sur des pancartes le nom du réseau social alors montant sur le web). Mais cette exposition avait un cout, celui que les données transitaient par les serveurs américains dont il rendait dépendant les populations. On a aussi pointé un contre récit à ce récit initiateur d'un Facebook aidant l'internet libre en rapellant l'implication d'assocaitions de terrain, ong et groupes hackeurs, pour mettre en place d'autres modalités de réseau et d'applications on a aussi rapellé que si le soulévement était médié par Internet, il prenait aussi racine dans les corps et esprits bien localisés sur le terrain, dans les rues, dans les mots, dans la sueures, la joie, les rues d'une urbanité ouverte.

Les honkongais ont fait preuve d'une inventivité technique contemporaine, utilisant les moyens les rendant insésisables dans l'organisation organique et spontanée qu'encouragent le design de réseaux autres, plus résilients on l'a dit, plus libres et distribués.

On voit dans ces exemples de tentatives de reprise de pouvoir des espaces médiants émérger d'autres modalités d'existence via les réseaux que rien ne semble pouvoir arrêter. Un art de la manifestation, de l'occupation de l'espace public urbain, tout particulièrement propice à la surveillance qui profite largement des infrastructures réseaux et systèmes de vidéo-surveillance installés en ville. Des installations qui se perfectionnent et s'emplifient avec la mise en cache de données de plus en plus nombreuses et pré-calculés dans ce qu'on appelle l'intelligence artificielle la mise en place aussi d'arcenales vidéo-surveillants nouveaux tels les drones qui, hors des réseaux, tentent aussi de capter les corps présents, bimétriquement indexés et ainsi identifiables. Les blackblocks se masquent, autant que les facistes dans nos rues, protègents leur image d'une identification entant qu'objets uniques, socialement inscrits à qui la justice pourrait vouloir demander des comptes (moraux induisant des punitions plus ou moins réparatives).

On parle ici de métis, de ruse, d'adaptation transformationelle aux

opressions. Se rendre anonyme, protège dès lors les individus

masqués/défait de leur origine inscrite socialement.

En Iran cette années des relais Starlink sont installés mais aussi brouillés par le régime en place. Les contre-mesures existent et se superposent. Certains tentent de contourner les censures, d'autres, de rendre ces moyens alternatifs inopérants à leurs tour (et ainsi de suite). L'Etat Fracias décide de retirer le droit d'accès à certaines plateformes web à leurs citoyens mineures sous couvers de craintes légitimes à l'endroit de leur santé psychique, aux méfaits qu'entraienent l'exposition à des algorythmes nocifs, pensés pour nous piéger. Le gouvernement ne met pas en place une sensibilisation aux réseaux alternatifs bienveillants des données et usagers qui s'y inscriveraient. Il préfère la répression censurante.

Il y a fort à parier que les jeunes vont aprpendre à controurner ces insteridctions, s'inscrivant sur des sites n'appliquant pas les attentes techno-politiques de vérification d'age voire même détourner des chats d'appications non déstinés à leurs échanges s'équiper de surcroit de VPN qui permetent d'accéder à un site web depuis un internet géo-politiquement non censurant. Là encore on voit les limites des dispoisitons censurantes souvent partiellement efficaces, répressives plutôt qu'accompagnatrices d'un mieu vivre socio-numérique. Il y a dans ce sens fort à parier que l'Etat fracçais va s'attaquer au marché du VPN et l'anonymat qu'il produit sur la connexion de celleux qui les utilisent. Au delà, le gouvernement pourrait s'entêter et mettre en place d'autres modalités/methodes de tracabilité, utilisant d'autres informations meta à nos connexion (autres que l'adresse IP qui est elle aussi une information méta, adjascente, de la connexion).

Aux mesures contres la censures des mesures plus larges voient le jour et ainsi de suite dans une sur enchère de solutions techniques. Peut être aussi que, comme moi à leur age, des arcenales surveillants donnerons aux jeunes le désir de comprendre l'informatique qui fait internet, non pas comme un consomable aquis, naturel, existant en dehors de leur volonté, mais comme un terrain de choix techniques pouvant être dépassés, contournés, arangés, améliorés (pour échapper à telle surveilalnce-contrôle, ou censure).

Ce que nous racontent ces diférenctes histoires politiques c'est avant tout que l'état des choses peut basculer et que ces moments dans l'historie se répètent en s'adaptant aux moyens techniques en place. Être résilient.e est une nécessité pour les populations réprimées, minorisées, exclues, qui doivent très tôt s'équiper de moyens contre oppressifs, apprendre à se défendre des attaques. Car, ici, avec le projet de censure d'une partie d'internet à une population dépendante du droit de ses parents, se dessine plus+ qu'un projet bienveillant s'appyant sur un état de l'art scientifique (ce que prétend notre président), tendu vers la préservation de la senté sante mentale des individus. C'est aussi un endroit d'expérimentation du contôle des réseaux sur lesquels les Etats tentent de faire valoir leur pouvoir légitime, celui d'accompagner un projet national contre l'influence extérieure. Le cyber-espace n'est pas une chose extra-moundo, ce qui s'y déroule, traverse les océans et affecte les individus atteints à sa périphérie extérieure.

Il y a toute fois un risque, des risques, à généraliser ces dispositifs dé-anonymisants, même par un tiers indépendant qui ferait le travail de captation et de sauvegarde de ces informations sensibles. Cela crée un précédent et la financiarisation de ces moyens comme normales, nécessaires au bien être en ligne. Cela va durablement affecter l'internet qui, aillant mis en place ces dispositifs, va peut à peu exporter ces fonctionalités comme "expériences" dans tous les pays (leurs modèles étant basé sur la surveillance toujours plus fine et intrusive il s'agit également de rendre plus lucrative une mise en place couteuse). La crainte que les données fuites, soient hackées ou utilisées finalement par des services de renseignements est grande et réaliste.

Tous les dispositifs d'éivtement de ces modalités de surveillance ont un cout pour celleux qu'elles ciblent. Certes Hadopi m'avait fait me rendre compte de la fragilité du réseau P2P transméttant en clair, en toute transparence, mes informations de connexion (mon adresse IP), me poussant à en apprendre plus sur le fonctionnement d'Internet et moyens d'évitement, mais cela avait aussi un cout sur mon sentiment de liberté en ligne autant que financier quand j'actait qu'il fallait mieux payer un VPN. Une charge mentale et un sentiment de criminalité, celui de prendre conscience qu'effectivement, pirater des films c'était du vol (de qui, de quoi, comment, cela était variable).

Les gens s'insurgent contre la demande de vérification d'age sur Discord sans toujours saisir combien ce logiciel espionne/capte déjà énormémént de données sur leurs activités et celles de leur machine. Idem pour Tiktok ou Whatzapp. Nous avant des degrés de convenance, nous accesptons ou non de donner nos données, nous sommes aussi contraints par nos usages, par des effets de réseau, d'enclosure, d'enfermement quand quitter un réseau nous fait quitter nos pairs et amix (effet réseau). Nous n'avons pas toujours le gout de chercher autre chose, d''autres logiciels ou platefromes plus respectueuses de notre vie privée, de ne pas faire de bénéfice sur notre dos sans notre consentement, de ne pas nous tracer comme potentiel acheteur.euse/consomateur.ice, de ne pas enrichir d'imenses bases de données compressées dans lesquelles mon profil statistique devient un sheme identifiable, un segement caractérisé de la population (et donc, par mes traces et données, enrichissant l'identification de mes semblables numériques).

Les politique autant que les assureurs et annonceurs sont friants de ces profilages qui leurs peremettent d'anticiper nos comprotements ou d'en faire la prédiction comptable, statistique : "dans 60% des cas, ce type de profile ce comporte comme cela, nous ne devrions pas lui accorder ce prêt". C'est un exemple récurent donné pour illuster les risques d'un régime prédictif (auquel nous sommes par ailleurs tout à fait habitué.es, nous vivons dans un monde de chiffres, de courbes vectorielles qui mettent en tension des virtualités que les données viennent objectiver). Cambridge analytica a sans doute été l'un des plus gros scandales documentés d'un usage de données (sans doute anonymisées) profitant à des fins politiques (par des moyens d'analyse qui ont toujours existé pour optimiser les chances de victoire mais à d'une toute autre envergure et d'une façon tout à fait tordue, il a s'agit d'un hack majeur sur les données d'utilisateur.ices non éclairés/conscient.es de l'usage final de ces données).

Faire confiance à un logiciel privé dont le code n'est pas ouvert, lisible par tous, critiquable dans sa facon de faire, est dangereux. Toute opacité nous en remet à la bonne volonté de l'entrepise qui le publie. La Russie veut défaire les usagers.gères de Telegram au profit de leur application Max, rien ne dit que les informations chiffrées de bout-en-bout (par sécurité) ne seront pas facilement déchiffrées par l'Etat qui toujours limite le champ des libertés de ces citoyen (et applique comme la Chine un system de scoring social). Il faut préconiser l'usage d'applications libres (mais financées), dont le code nous ait accessible pour nous assurer au mieux qu'aucun vice caché n'est présent à l'intérieur et pourrait se retourner contre celleux qui les utilisent pour se protéger de la surveillances des Etats et entreprises (ou de leurs proches ou adversaires). Ce que nous échangeons via les réseaux doit parfois nous appartenir, être à nous seul pour nous protger et aussi nous donner la force de faire exister ces données (mots, thèses/récitss, contenus, images, idées, etc).

À notre sent, le cas de la France est représentatif d'un mouvement généralisé d'un autoritarisme plus ou moins indolore, visible, éprouvé, à travers le monde. Un programme contre les pouvements contestatires et surtout à l'endroit de certaines populations. Le tout s'inscrit dans une accélération des programmes politiques réactionnaires et fascistes. Le risque pour les démocraties est grand, le basculement perseptible sur bien des parties du réseaux, sur les plateformes qui diminuent leurs exigences de modération des contenus, sur les couches plus profondes du réseau, par la mise en place de dispositifs surveillants, controlant et censurant.

Le corpus d'artistes et d'ouvre qui nous interessera ici, travaillent par la citation et la pratique, à mettre en scène des moments où l'exercice du pouvoir tente de réprimer ou prévenir les agissements politiquements dicidents. Ils tentent d'exposer et utiliser des modalités protocolaires résistantes à la surveillance des réseaux de relater sinon des histoires politiques contemporaines disant quelque chose de l'état de la répresion des libertés, les luttes oppérantes des Etats-entreprises à l'encontre par exemple des marchés (de bien ou d'idées qui leur échappe). Elles illustrent la prise de partie d'artistes qui cherchent à faire connaitre ces faits et outils/techniques/moyens qui les rendent possibles. Il s'agit pour ainsi dire d'enquêtes visant à expliciter l'originalité singulière d'activités humaines souvent criminalisées (et crimininelles à des degrés diverses).

S'interesser à ces criminalisations nous interoge sur les moyens employés par les Etats pour réguler Internet et par quelle justifications (sociales, morales, culturelles) ils ocrtoient du pouvoir réstrictif sur les libertés, de s'intéresser aux récits préalables pour rendre légitime leurs actions. Mais le sujet artistique n'est pas que politique, il est aussi esthétique et nécessiteux de produire des effets artistiques et disurssifs à leur tour. Les artistes n'ont pas non plus la prétention (ni devoir) du vrai. Ils peuvent ainsi emplifier des phénomènes culturels mystifiants, accompagner des cultures minoriaires sans nécessairement les contredire ou leur opposer un contre récit.

Du hacking à la fuite de données brutes (leaks) à l'édification de marchés noirs ou de bibliothèques de l'ombre, notre corpus s'interesse aux espaces de sauvegarde d'activités criminalisées à divers degrés. L'ordinateur peut être une arme, un moyen par lequel des actions destructrices sont executées (hacking attaquant) un outil d'emission de données via des réseaux anonymisant protégeant leurs sources et faisant trembler ceux qui pensaient leurs activités invisibles (oprérant une contre surveillance, "ou sous-veillance", surveillance inversée) un moyen de garder en mémoire des ressources qui, on le sait, seront réprimées, dont on tentera de censurer les sources. Un imaginaire techno-solutioniste s'en dégage, celui de contre-pouvoirs outillés pour se maintenir en vie malgré l'interdiction. Des recherche de moyens techniques qui dénotent des pratiques naturalisées par le capitalisme de surveillance et dont les effets relèvent ainsi de l'étrangeté, de l'inhabituel ou du dangereux. On apprend à en avoir peur à raison, mais aussi souvent par manque de connaissance sur ces outils qui, trop spécifiques, top disruptifs aussi, semblent détenir des pouvoirs magiques.

On verra comment les artistes font alors écho à des pratiques et outils inventés, faisant ouvre d'art par leur simple ingéniosité. On distingra plusieurs degrés de criminilisation en se demandant leur fondement moral et politique. Nous verrons aussi que les activités criminalisées produisent des cultures spécifiques, propres à une nécessité d'underground, de discidence, de maquis numérique. Et, que dans la lutte contre c'est pratiques, à défaut de toujours pouvoir criminaliser l'utilisateur.ice derière l'ordinateur, c'est de plus en plus le protocole ou l'outil qui est tout bonnement interdit (et leurs devellopeurs incriminés). En découle une méfiance généralisée et un imaginaire inquiétant à l'endroit de ces pratiques visant à ce que l'information reste libre.

Aussi, il nous a semblé que le "Darknet" était une figure interessante pour ce qu'elle porte d'imaginaire foure-tout on s'y réfère pour parler de marchés noirs en ligne, de complots et réseaux pédophiles, on incrimine le réseau mystifié plutôt que les mondes qui, depuis l'extrémité du réseau, encouragent ces pratiques, jamais exmundo, toujours le fait de réalités sociales observables, pour la plupart faisant system. Le Darknet n'est qu'un endroit parmis d'autres où les pratiques déviantes et subversivent sont rendues possibles par l'extention des réseaux, rarement la criminalité ne s'exerce que grâce ou par ceux-ci. Et, nous sommes de ceux qui pensons surtout, que le droit à garder des secrets à soi, privés, intime est un droit prénécessaire à bien d'autres, à la potentialité des individus et communatutés qu'ils.elles forment à s'organiser librement, en autonomie des pouvoirs extérieurs.

Nous ne sommes pas égaux face aux risques que laisse planner la surveillance et l'on peut s'accomoder (convinence) d'ajustements techniques pour retrouver le sentiment de sécurités défensive contre les surveillances capitalistes à l'œuvre dans nos logiciels et reseaux. Le sentiment que les données sont indolores participent au sentiment de se dire qu'on a rien à cacher, que tout cela est bien peu de chose, surtout si les profilages par exemples, optimisent l'aquité des résultats renvoyés à nos requêtes et nous proposent des contenus ciblés, qui nous ressemblent. L'on peut ici ne pas vouloir lutter davantage quand les effets nous sont inconus sinon bénéfiques.

La censure nous met face à un autre sentiment, celui de la perte, de la négation de l'existant. Elle est plurielle à commencer par exemple par la modération et éditorialisation de nos flux d'actualité. Ces choix qui sont fait pour nous par une bienveillance algo nous proposant des contenus en écho à ce que nous aimons déjà (ou nous fait réagir) nous protège d'un extérieur inquitant, autre que partisant de nos points de vue. Cela semble une bonne chose qu'au final les algo des moteurs de recherche nous fassent remonter ce que l'on veut, ce que d'autres avant nous sur ce chemin ont cliqué, vu, apprécié. Cette optimisation défriche le web qui perd de son ensauvagement potentiel, réduit son spectre, son étendue, nous borne à voir.lire.écouter.consommer ce qui est le plus proche de l'attendu majoritaire.

Ce sentiment de liberté contraint est rassurant, sécurisant, mais il repose sur une large surveillance qu'on tolère aussi parce que ce qu'elle produit est positive dans notre quotidien. Mais, d'autres personnes, peuvent suspecter ou reffuser les entreprises qui mettent en place ces algo majoritaires utilisent leurs points d'entrée vers le web comme moyen d'authentification (indidividuelle et donc massive), reffuser ce régime de contrepartie, argumenter qu'il pourrait y avoir d'autres facons de faire, et se tourner vers des alternatives plus verteuses, moins surveillantes, créant moins de données personnelles. Nos zonnes de confort varient et nous apprenanons "à faire avec", à brouiller plus ou moins les pistes, à compartimenter nos activités, à utiliser des chemins détournés.

Nous revenons sur cet aspect car, d'une certaine façon, l'éditorialisation et modération des flux, est la première censure qui s'oppère quand les algo favorisent ou déprécient un contenu en fonction de ses métas et mots qu'il contient. Le shadowing de certains profiles les déclasse au point que leurs contenus ne sont plus diffusés inverssement sur X le milliardaire à sa tête a fait modifier les algo pour que ces tweet aparaissent davantage. On sait que sur TikTok des contenus pro-palestine sont censurés aussi bien que certains contenus pro-annorexie (mais que les usager.ères savent très bien contourner ces limitations en utilisant des emojis et termes dissimulant, brouillant, pour ne pas dire chiffrant, la nature des contenus échangés).

Face aux surveillances et contrôles qui reconnaissent dess délis (de gravité variable), souvent les populations prises pour cible tentent d'y échaper, de les contourner. La censure et modération des réseaux est criante tant l'anonymat poussent certaines personnes à perpétuer des violences, du harcelement, protégés, à distance de leurs victimes.

Que faire pour modérer ces agissements ? Que faire surtout quand ces attaques poussent les personnes prises pour cible à se taire ou partir ? Car, on pourrait déjà dire que d'autres espaces d'existence en ligne existent et peuvent les accueillir. Mais l'on sait aussi que pour personalité publique dont la présence en ligne est nécessaire comme moyen d'action politique, aura d'autant plus de mal à partir à cause des effets de réseau (le fait que notre audiance est présente sur telle plateforme). Faut il encore pouvoir quitter ces réseaux, trouver ailleurs reffuge existentiel. Et, au fond, aucun espace n'est tout à fait safe car Internet est par essence ouvert à toutes les connextions et nous rendent ainsi accessibles dès lors qu'on s'y identifie par notre identité réelle, notre adresse publique.

Ce même anonymat est crutial pour se protéger en ligne. Ne pas être anonyme nous expose aux représailles, l'on peu facilement remonter jusqu'à nous. Le nocivité des réseaux est multifactorielle, complexe, mutliple. Nous faisons systématiquement des compromis de convenance entre divers solutions toutes imparfaites. Le premier probleme est qu'il est souvent impossible de quitter un espace nocif pour un autre, de même s'en détacher. Il faut pourtant œuvrer dans ce sens pour une meilleure interopérabilité entre les espaces-plateformes, seul moyen d'encourager la conversion d'utilisateurs captifs vers d'autres réseaux aux CGU et moyens d'actions plus favorables pour endiguer les violences (que certains réseaux encouragent par dénis, manque de moyen, ou appat du gain, la violence étant malgré tout un puissant moteur d'indignation propice à l'engagement actif de leurs usagers).

Censurés, les trolls et haters réactionnaires, ont entrepris un grand déplatformisme. Trump était evincé de Twitter pour une nième Fake News, le réseau social lui avait retiré son droit d'accès quelques années plus tard son allié rachète l'entreprise refondée en "X". Réprimés ceux pour qui ces plateformes censurent et modèrent selon ce qu'ils jugent être "une bien pensance", changent de plateformes, en créent de nouvelles c'est la cas pour Trump qui fonde True Social, qui fait partie de l'alt-tech, mouvement qui sous se terme paraplui rassemble les acteurs d'un web allié à la cause des alt-right (droite radicale américaine). On parle alors de "deplatformism" pour évoquer cette mouvance et gestes que cela nécessite, l'inventivité avec laquelle ces nouvelles plateformes fédèrent et surtout installent techniquement ces espaces autres, sécurisant leurs usagers par des couches d'anonymisation (de sécurisation des origines) que les plateformes techno-capitalistes surveillantes ne mettent pas en place. Des plateformes d'impunité où tout devient possible d'être dit, échangé, sans censure d'aucune sorte.

Le web a perdu son âme d'enfant